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J'ai même rencontré des Tziganes heureux (Aleksandar Petrovic)

note: 4Djelem, djelem Erwann - 25 mai 2019

"J’ai même rencontré des Tziganes heureux" est considéré comme l'œuvre la plus aboutie d'Aleksandar Petrovic, réalisateur le plus important du cinéma yougoslave des années 60 et 70. Ce film, qui [...]

I feel good (Benoît Delépine)

note: 4La beauté des laids Erwann - 18 mai 2019

Si l'on a pu reprocher au cinéma de Kervern/Delépine son côté quelque peu foutraque, ce sixième film est peut-être l'un de leurs plus formellement aboutis. Les plans sont très travaillés [...]

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Les derniers coups de coeur

 

J'ai même rencontré des Tziganes heureux (Aleksandar Petrovic)

note: 4Djelem, djelem Erwann - 25 mai 2019

"J’ai même rencontré des Tziganes heureux" est considéré comme l'œuvre la plus aboutie d'Aleksandar Petrovic, réalisateur le plus important du cinéma yougoslave des années 60 et 70. Ce film, qui a raflé en 1967 un Prix spécial du Jury au festival de Cannes, est malgré tout resté invisible pendant 50 ans, jusqu'à sa restauration et réédition récente en DVD.
Premier long-métrage de l’histoire du cinéma à axer son récit sur la culture tzigane, le film se présente comme un foisonnement de couleurs et de musique, autour d’un scénario qui distille ce mélange de frustration, de fierté et d’espoir inhérent à tout le peuple tzigane. Peuple qui se reconnaîtra d’ailleurs complètement dans l'œuvre au moment de sa sortie, allant jusqu'à s'approprier l’une des chansons du film, Djelem Djelem, et d’en faire leur hymne communautaire. A l’image des Tziganes, le métrage de Petrovic refuse les sentiers balisés, n’hésitant pas à mélanger de nombreux éléments dramatiques et un fort ancrage social à des passages burlesques, insolites ou poétiques. Ce qui n'est pas sans nous rappeler certains films de Fellini ou, plus proche encore, "Le Temps des gitans" d'Emir Kusturica, qui s'est sans doute fortement inspiré du métrage de Petrovic tant pour son sujet que pour son mélange de réalisme et de fantaisie. Plus qu’une curiosité, « J’ai même rencontré des Tziganes heureux » est un grand film à découvrir absolument. Mieux vaut tard que jamais !

I feel good (Benoît Delépine)

note: 4La beauté des laids Erwann - 18 mai 2019

Si l'on a pu reprocher au cinéma de Kervern/Delépine son côté quelque peu foutraque, ce sixième film est peut-être l'un de leurs plus formellement aboutis. Les plans sont très travaillés et l’image très belle. Heureusement, on ne perd pas en folie ce que l'on gagne en esthétique : le duo grolandais aime toujours autant les situations tordues et les acteurs atypiques (encore un vrai défilé de « gueules » !). L'esprit "Groland" est donc bien là, cet esprit potache et plus proche des "sans-dents" que des cols blancs de la finance. Cette fable socio-économique est un véritable hymne au recyclage, et à la communauté Emmaus en particulier. "Rien ne se perd, tout se transforme", les objets comme les consciences, tel pourrait être l'adage de ce long-métrage qui détonne. Le duo Dujardin/Moreau fonctionne parfaitement, la star française confirmant ici son attirance pour les projets ambitieux et en marge. On ne s'en plaindra pas !

La couleur des émotions (Anna Llenas)

note: 5Merci la couleur des émotions Hélène - 30 avril 2019

Aider les enfants à percevoir leurs émotions, tel est l'objectif de ce livre. Plébiscité par de nombreux professionnels de l’enfance (orthophoniste, psychologue, enseignants) ce livre permet d’aborder avec finesse les sentiments et émotions avec les enfants.
Les petits à qui je l'ai présenté ont adoré et m'ont demandé de leur créer des petits pots à émotions :)
Existe en pop-up à la médiathèque pour les professionnels.

Le plus bel ami de l'homme (Frédéric Fougea)

note: 4Tout ce que devons au chien... Yann - 17 avril 2019

Nous avons une dette incroyable face à cet animal de compagnie qui nous accompagne depuis plus de 20 000 ans. De la domestication du loup au chien secouriste, le documentaire retrace le parcours du chien à nos côtés, sur la voie de l'humanité. Il est le gardien de nos troupeaux, de nos champs, de nos enfants, de nos secrets, de nos émotions. Préparez-vous à verser quelques larmes devant ce documentaire animalier qui rend hommage à nos compagnons à quatre pattes. Une très belle découverte !

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres n° 1 (Emil Ferris)

note: 5Monstres et cie Erwann - 12 avril 2019

Moi, ce que j’aime ce sont les BD monstrueusement atypiques, originales et ambitieuses. C’est dire si je me suis délecté de ce roman graphique de plus de 400 pages, où la grande beauté des illustrations au stylo-bille sert une dense et puissante narration. Un vrai livre-monde, qui sait nous faire entrer dans la tête d’une petite fille observatrice des sombres méandres de l’âme humaine, mais aussi aborder avec subtilité de grands sujets comme l’acceptation de soi, le sort des minorités, l’Histoire, l’art ou la famille. L’originalité et la densité du livre d’Emil Ferris, dont une suite devrait paraître cette année, ne plairont peut-être pas à tout le monde, mais moi, c’est ce que j’aime ! (au vu de tous les prix récoltés, j'ai l'impression de ne pas être le seul !)

Cloud Atlas (Tom TYKWER)

note: 4De vies en vies... Yann - 20 mars 2019

Cloud Atlas est un vrai OVNI cinématographique, épique et époustouflant, qui mérite le détour. Les Wachowski (qui ont réalisé la saga Matrix) et Tom Tykwer signent un film choral porté entre autre par Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant ou le génialissime Jim Broadbent. Adapté d’un roman de David Mitchell, Cloud Atlas est un film multiple qui se déroule à plusieurs époques : du XIXe siècle à un futur lointain en passant par l’après-guerre ou les années 70. Le film aborde la question des vies antérieures : les protagonistes de chaque époque sont liés les uns aux autres à travers le temps, les acteurs incarnant tous différents rôles. Saluons au passage le travail réalisé sur les costumes, les maquillages et les décors incroyables. De plus chaque époque correspond à un genre cinématographique. Historique, science-fiction, polar, romance, comédie se mélangent allégrement sans que cela ne gâche le film. Le film est beau visuellement, cohérent au niveau du scénario. Petit bémol : il faut accepter d’être perdu dès le début et le film est relativement long. Yann

Chaque jour Dracula (Loïc Clément)

note: 5Mordant de vérité ! Hélène - 12 mars 2019

Loïc Clément aborde avec intelligence le difficile sujet du harcèlement scolaire et de la différence.
À dévorer et à mettre entre toutes les mains !

Super Sami ! (Thérèse Bonté)

note: 5Au top pour l'apprentissage de lecture Hélène - 19 février 2019

« J’apprends avec Sami et Julie » est une collection spécialement conçue pour les enfants apprenant à lire. On aime les histoires courtes, drôles et faciles à lire. Écrites avec des mots en adéquation avec leur progression : une quantité de texte à lire réduite et adaptée, un texte écrit en gros, des mots bien détachés les uns des autres et des lignes bien espacées…
A conseiller aux enfants qui débutent l’apprentissage pour leur donner confiance en eux et le goût de la lecture.

Agatha Raisin enquête n° 01
La quiche fatale (M. C. Beaton)

note: 4Totalement loufoque Hélène - 19 février 2019

Agatha Raisin prend sa retraite et décide d'aller paisiblement vivre dans un cottage en pleine campagne. Mais sa retraite ne sera pas de tout repos… Dès son arrivée, elle participe au concours de quiches (en trichant) et arrive à tuer un des notables de la ville en un seul week-end... Unique, elle ne ressemble ni à l'héroïne sexy super jeune ... ni à la vieille dame passant son temps à tricoter comme dans Miss Marple.
Agatha Raisin... c'est une quinqua de notre époque, débordante de pêche, acariâtre par moment, aimant descendre une pinte de temps à autre, avec un franc-parler disons... imagé. Le second degré est présent à toutes les pages. J'ai passé un bon moment à rire pour la simple raison que je visualisais les différentes scènes. Un bon roman pour se détendre.

Perudo (Cosmo Fry)

note: 3Le jeu préféré des Bleus ! Yann - 16 février 2019

Perudo, jeu d'origine péruvienne, est à la fois un jeu de dés et de bluff. Ce qui en fait un jeu idéal pour débuter ou pimenter une soirée jeux entre amis. Chaque joueur cherche à conserver ses cinq dés de départ tout en faisant perdre ceux de ses adversaires à l'aide de paris... De la prudence maladive au bluff le plus extrême, à chacun sa stratégie... Mais attention aux faces de dés Paco qui viendront bouleverser les plans les plus audacieux. Quoiqu'il en soit, ce jeu d'ambiance ravira tout le monde. Même nos champions du monde de football en titre se sont laissés prendre. Les Bleus sont des fans absolus de ce jeu auxquels ils s'adonnent entre deux matchs ! Quant à nous, on adore !

The end (Zep)

note: 5Zep : dans la cour des grands Erwann - 8 février 2019

"The end" est un formidable thriller écologique scénarisé et dessiné par Zep, le papa de Titeuf. Il y démontre un fois de plus sa maîtrise dans le domaine de la BD adulte, après les déjà très bons "Une histoire d'hommes" en 2013 et "Un bruit étrange et beau" en 2016. Une histoire palpitante servie par un trait magnifique, merci Zep !

A ghost story (David Lowery)

note: 3Ceci n'est pas un film d'horreur ! Yann - 8 février 2019

Ne traduisez pas « A ghost story » par histoire de fantômes mais plutôt par l'histoire d’UN fantôme. En l’occurrence celui du personnage joué par Casey Affleck, mort dans un accident de voiture, alors qu’il devait déménager avec sa femme. Réincarné en un spectre affublé d’un drap blanc, il retourne hanté la maison de son épouse. Mais pour lui, le temps passe et défile plus vite que pour les mortels… alors que sa femme s’en va, de nouvelles vies viennent empiéter son domaine.
Loin du film d’horreur, auquel il emprunte pourtant quelques codes, ce long-métrage de David Lowery vous possédera ou vous repoussera. Passée la première demi-heure et ses looooongs plan-séquences, le film prend enfin son rythme jusqu'à la conclusion et la résolution de l’énigme : qu’attend ce fantôme ? Pourquoi est-il encore là ? L’histoire de cet esprit invite à une lente réflexion sur le temps qui passe et sur les lieux que l’on habite (ou qui nous habitent).

Le cycle de Syffe n° 01
L'enfant de poussière (Patrick K. Dewdney)

note: 5L'enfance de Syffe Erwann - 22 janvier 2019

"L'enfant de poussière" est le superbe premier tome d'une série de fantasy médiévale, qui pourrait constituer une belle porte d'entrée dans le genre pour qui voudrait s'y essayer (très peu de magie ou de créatures fantastiques dans ce roman). Récit initiatique sur un arrière-plan de tumulte historique, "L'enfant de poussière" met en scène un monde en transition, écartelé entre un âge d'or révolu et un présent incertain. Contrairement à George R.R. Martin et son Trône de Fer, l’auteur Patrick Dewdney écarte très vite de son récit les intrigues politiques de palais pour s'intéresser au petit peuple, à ceux qui ne sont rien, prolétaires sans cesse ballottés par les décisions des puissants. Le personnage principal, Syffe, est de ceux-là : orphelin sang-mêlé en butte aux discriminations ordinaires et à l'injustice de son époque troublée, les cinq années décrites dans ce tome vont constituer pour lui un rude apprentissage de la survie, sans qu’il n’ait pour l’instant aucune prise réelle sur son destin.
Il suffit d’un seul paragraphe pour être ferré par le regard perspicace et sans concessions de l'auteur, regard doublé d’une plume riche et fluide qui ne fait que renforcer l’addiction. Vite vite, la suite !

Game night (Jonathan Goldstein)

note: 4Happy Games raté ! Yann - 19 janvier 2019

Max et Annie sont des joueurs invétérés. Ils organisent chaque semaine des soirées jeux de société avec leurs amis, tout en évitant soigneusement d’inviter leur voisin Gary, un brin… particulier. Mais lorsque Brooks, le frère tant admiré, revient dans la vie de Max inopinément, ce dernier perd pied. Brooks décide à son tour d’organiser une murder-party dont le contrôle lui échappe rapidement. Malgré eux, les joueurs devront vivre une partie dantesque pour tenter de survivre à la soirée…
Cette comédie au rythme endiablée joue avec les codes du polar et du film d’horreur tant et si bien, qu’au début du film, on ne sait pas si l’on doit rire ou frémir… Mais petit à petit l’histoire s’installe, les blagues fusent et l’on se marre beaucoup. Parfois caricaturaux – mais c’est bien normal pour une comédie - les personnages, sont tout de même rudement bien campés par leurs acteurs. Un film divertissant, un poil flippant, qui parlera aux amateurs de jeu et aux geeks tant les références au cinéma de genre et aux jeux de société sont nombreuses.

Extases n° 1 (Jean-Louis Tripp)

note: 4Tripp mis à nu Erwann - 8 janvier 2019

Jean-Louis, enfant timide, va découvrir une passion pour les plaisirs solitaires et une fascination pour les filles… Jean-Louis Tripp, coauteur de Magasin général, revient avec un album très personnel qui sonde sans tabous sa libido et son rapport au sexe depuis l’enfance. Sur ce thème, rien n’est éludé : plaisirs solitaires, jeux coquins, homosexualité, échangisme, prostitution… sans que l’œuvre ne vire au catalogue pornographique. Au contraire, on est ici face à un album profondément intimiste et courageusement sincère, l’auteur mettant à nu ses doutes et ses peurs, l’égoïsme ou la jalousie, les hésitations et la morale bien-pensante. Extases est une joyeuse introspection sexuelle, un témoignage sans mauvaise pudeur qui questionne parfois crûment mais toujours intelligemment la sexualité masculine. Une grande première en bande dessinée ?

Quel est le secret du Père Noël ? (Marla Frazee)

note: 3Quel est le secret du père Noël ? Yann - 5 janvier 2019

Quel est le secret du père Noël pour ne jamais se tromper de cadeau pour tel ou tel enfant ? Vous le saurez en lisant cet album ! C'est un travail titanesque qui attend notre gros barbu : essayer les jouets, sélectionner les plus beaux papiers cadeaux, prendre des notes sur les enfants... Il n'a pas trop d'une année pour préparer sa distribution ! Et tout cela sans l'aide d'un lutin mais avec beaucoup de tasses de café et en caleçon ! Les grandes illustrations de cet album plongent d'emblée l'enfant dans la magie de noël et lui permettent de patienter jusqu'à la prochaine venue du Père Noël.

Filmo graphique (Edward Ross)

note: 4Ciné-BD Erwann - 21 décembre 2018

Une excellente BD documentaire sur le cinéma, qui décrypte parfaitement les mécanismes à l’œuvre dans le 7ème art. De multiples thématiques explorées avec justesse, des exemples de films et de réalisateurs toujours bien choisis, un dessin simple mais efficace, c'est la BD à mettre aussi bien entre les mains des novices que des cinéphiles plus confirmés.

Bluebells wood (Guillaume Sorel)

note: 4Un si beau cauchemar... Erwann - 4 décembre 2018

Depuis la disparition de sa femme, William s’est retiré dans une maison au pied d’une falaise où il s’adonne pleinement à son art, la peinture. Lors d’une sortie en mer, il est attaqué par deux sirènes et ne doit son salut qu’à une troisième, qui va tomber amoureuse de lui… Guillaume Sorel donne sa version du mythe de la sirène, très éloignée de celle d’Andersen ! Ici, les créatures marines sont des bêtes sanguinaires, maléfiques et violentes, empreintes de folie meurtrière. On ne sait si elles sont réelles ou si elles n’existent que dans l’esprit endeuillé de William. Sorel réussit à rendre vraisemblable le fantastique grâce à son dessin fabuleux (chaque case est un tableau qu’on aimerait accrocher chez soi), réaliste mais toujours nimbé d’irréel, tant pour les corps représentés que pour les paysages. Une nouvelle réussite pour Guillaume Sorel, auteur à part à l'univers à la fois sombre, fantastique et très onirique.

Ces jours qui disparaissent (Timothé Le Boucher)

note: 4Au revoir Lubin ! Yann - 30 novembre 2018

Scénario original, dessin impeccable, fin géniale… Timothé le Boucher signe un album remarquable. L’histoire, celle de Lubin, un jeune acrobate qui ne se réveille qu’un jour sur deux, laissant la place à un « autre lui » est complètement addictive. En véritable page-turner, on ne décroche pas de cette BD tant on a hâte de découvrir d’où vient le problème de Lubin et la fin du récit. Le dessin, classique et efficace, colle parfaitement à l’atmosphère du récit. Timothé le Boucher réussit à faire vieillir ces personnages, les suivant pas à pas tout au long d’une vie qui ne cesse de se déliter. Car Lubin se réveille de moins en moins au profit de son autre personnalité. La douleur, la tristesse de son personnage émeuvent et nous font prendre conscience de la briéveté de nos vies. S’il est un message important dans cet album, c’est bien de mesurer la chance de vivre aux côtés de ceux que l’on aime et d’en profiter chaque instant.

Le Journal de Mickey n° 3465
Le Journal de Mickey - 14 novembre 2018 - 20 novembre 2018

note: 510/10 Mathys - 20 novembre 2018

Il est génial

Le Journal de Mickey n° 3437
Le Journal de Mickey - 02 mai 2018 - 08 mai 2018

note: 5avis Mathys - 20 novembre 2018

je vous le conseille

Le Monde des ados n° 415
Le Monde des ados - 03 octobre 2018 - 16 octobre 2018

note: 5super Mathys - 20 novembre 2018

super, vous ne serez pas déçu

Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens (Becky Albertalli)

note: 5Positif ! Yann - 16 novembre 2018

Simon, 16 ans, lycéen, subit le chantage d’un autre élève. Martin révèle de dévoiler l’homosexualité de Simon, si celui-ci ne lui arrange pas un rendez-vous avec Abby. Simon est gay, n’a pas encore fait son coming-out et n’a d’autre choix que d’obtempérer. Pourtant, Simon est bien dans sa peau, entouré d’amis et de sa famille, il est prêt à « sortir du placard ». Mais il n’a pas encore osé. Le seul à qui il se confie par mail c’est Blue. Le pseudonyme d’un autre élève du lycée qui lui aussi est gay. Et c’est cette correspondance que Martin menace de révéler…
Le roman pour ados de Becky Albertalli, adapté au cinéma, sous le titre « Love Simon » est un vrai bonheur de lecture ! Il donne à voir une image positive de l’homosexualité et du coming-out, un cap difficile à passer, notamment pour les ados homos. Quant on sait que le taux de suicide est plus élevé chez les ados gays que chez les hétéros, il est nécessaire de pouvoir proposer et faire lire des romans aussi solaires et positifs que celui-ci. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un coup de cœur aussi fort pour un roman jeunesse. D’autant que celui est porté par une écriture moderne et la voix jeune et enthousiaste d’un jeune comédien, Gauthier Battoue !

Le musée des merveilles (Todd Haynes)

note: 5Un film magnifique Hélène - 16 octobre 2018

Un très beau conte qui se déroule sur deux époques et deux quartiers différents - le Manhattan des années 30 et le quartier du Queen's bariolé et funk des années 70.

Avec «Le Musée des merveilles», Todd Haynes nous parle de ce moment si précieux de l'enfance où tout nous parait possible et merveilleux ; où les sentiments d'abandon et d'amitié sont si universels qu'ils traversent le temps et l'espace pour nous toucher en plein coeur.
Le film multiplie ainsi les déclarations d'amour. Au septième art, avec cet hommage au cinéma muet et à New York aussi. Il y a une telle magie entre la photographie d'Ed Lachman et la musique de Carter Burwell que Todd Haynes peut se passer de mots sans que la narration n'en souffre. Gardez la boîte à mouchoir à proximité, le dernier quart d'heure vous fera couler quelques larmes, mais toujours avec douceur et une bienveillance infinie.

Un funambule sur le sable (Gilles Marchand)

note: 5Un véritable coup de coeur ! Théo - 9 octobre 2018

Ce livre est "GENIAL" !

Le bruit des silences (Valérie Gans)

note: 4Comédie de moeurs Yann - 25 septembre 2018

L'histoire d'amour que tisse Valérie Gans dans ce roman entre ses deux personnages Lorraine et Cyrille est l'opportunité de faire réfléchir le lecteur à la place des femmes dans notre société. Elle y aborde bien évidemment les relations homme-femme mais aussi le rôle de mère célibataire, celui de grand-mère, la filiation et les secrets de famille. Elle revient également sur la difficulté des hommes à être eux-mêmes, à toujours chercher leur place dans une société où les femmes prennent une importance en constante évolution. Enfin, elle évoque les violences faites aux femmes à travers le personnage de Julie, la soeur de Lorraine, sous l'emprise d'un pervers narcissique. C'est à une comédie de moeurs moderne et attachante que nous invite l'auteure, une histoire qui se lit bien et qui est captivante !

New earth project (David Moitet)

note: 4Un roman de science-fiction jeunesse réussi qui vous invite à une réflexion sur l'écologie et la sol Hélène - 8 septembre 2018

Dans un futur proche du nôtre, David Moitet dans son nouveau roman nous offre, une vision où la Terre est en souffrance. Il a choisi d'y concrétiser toutes les peurs actuelles pour le futur : pollution à l'extrême, surpopulation, problème de ressources alimentaires et robotisation abusive. Le rythme du roman est soutenu et le suspense à la fin du livre tout à fait prenant. Au final, un bon petit livre de SF, assez court, accessible à tous même s'il est dédié à la jeunesse et qui promet un bon moment de lecture. Mention spéciale à la couverture de toute beauté.

Les gens dans l'enveloppe (Isabelle Monnin)

note: 5Les gens dans l'enveloppe Yann - 31 août 2018

Les gens dans l'enveloppe sont multiples.
Les gens dans l'enveloppe sont à la fois réels, et à la fois imaginaires, faits de mots et de notes de musique.
Les gens dans l'enveloppe, c'est un projet fait de rencontres, de grandes joies, de petites déceptions.
Les gens dans l'enveloppe, c'est le talent conjugué d'un musicien nostalgique et d'une auteure inspirée et inspirante.
Les gens dans l'enveloppe, c'est un roman, une enquête, des chansons.
Les gens dans l'enveloppe, c'est la beauté de vies simples, un témoignage sur les petites gens, la France d'en bas.
Les gens dans l'enveloppe, c'est l'entremêlement de vies inventées et de vies réelles, "où quand la réalité rejoint la fiction".
Les gens dans l'enveloppe, c'est beau, c'est sensible, c'est touchant, c'est nostalgique, c'est prenant !

Betty Boob (Véronique Cazot)

note: 4Girl power Erwann - 2 août 2018

Un vrai tour de force que ce one-shot ! Sans aucun texte, Véronique Cazot et Julie Rocheleau montrent avec force et justesse la manière dont leur héroïne parvient à accepter son corps après avoir perdu un sein, alors que la société lui laissait entendre qu’elle était devenue un monstre. Une histoire poignante et très inspirante dont le trait coloré et burlesque achève de nous bouleverser et de nous réjouir ! Une BD revigorante qui a justement remporté le prix FNAC BD 2018

Michaël Gregorio - J'ai 10 ans (Michael Gregorio)

note: 4Comme un caméléon Yann - 1 août 2018

10 ans de carrière déjà pour Michaël Gregorio ! Et Monsieur s'offre Bercy. Rien de moins ! C'est à un concert grandiose que nous invite ce showman de talent. L'homme aux mille voix virevolte d'un registre à l'autre (rap, jazz, chanson française, classique...), d'une personnalité à l'autre : de Brel à Stromae en passant par Maître Gim's, Johnny ou U2. Et parce que 10 ans, ça se fête, Michaël Gregorio s'est entouré d'invités de prestige qui se sont fait visiblement un plaisir de venir partager la scène avec un artiste aussi généreux que drôle. S'il fallait encore convaincre de regarder ce spectacle, j'ajouterai juste que la débauche de lumière, d'effets spéciaux sur scène mais aussi d'énergie et d'humour déployé par l'imitateur vaut véritablement le coup d’œil.

Birkin Gainsbourg : le symphonique (Jane Birkin)

note: 4Jane B. Yann - 27 juillet 2018

On connaissait Jane Birkin folle amoureuse de Serge Gainsbourg. On la savait défenseure acharnée de l'oeuvre de son ancien compagnon. On la redécouvre ici en fervente pasionaria des mélodies et des paroles de l'homme à la tête de chou. Accompagnée de l'orchestre symphonique de la radio polonaise, elle signe ici 21 pépites aux arrangements magnifiques. On retrouve bien sûr de grands classiques comme "La javanaise" ou "La gadoue" mais aussi des titres moins connus. On se plaît alors à écouter différemment ces morceaux et à redécouvrir les textes de "son" Serge. Absolument sublime !

Last Man n° 01
Last Man. 01 (Balak)

note: 5Série multi-primée ! Yann - 25 juillet 2018

Mêlant étroitement science-fiction et heroïc-fantasy, ce manga à la française est un vrai cocktail détonant d'action et de baston. Les trois auteurs ont réussi à créer un vrai feuilleton aux personnages attachants qu'on se plaît à retrouver volume après volume. Pleine d'humour, on trouve également dans cette série de multiples références à la pop culture (de Dragon Ball au Seigneur des Anneaux en passant par Jean-Paul Belmondo...). A découvrir de toute urgence !

Juste une ombre (Karine Giebel)

note: 5Juste une ombre Isa - 12 juillet 2018

Angoissant

Sisters (Michelle Adams)

note: 2Sisters Isa - 12 juillet 2018

ça peine à avancer. C'est longuet.

Blade runner 2049 (Denis Villeneuve)

note: 5Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? Erwann - 6 juillet 2018

Soyons clair : le Blade Runner de Ridley Scott n'avait aucunement besoin d'une suite. Dans un contexte où les producteurs d'Hollywood sont persuadés qu'il faut reprendre d'anciens films cultes pour en tirer le maximum d'argent, cela produit généralement des catastrophes plutôt que des chefs d'oeuvre (remember, Alien, Indiana Jones, Star wars, etc...). Bien heureusement, ce Blade Runner 2049 atterrit dans les mains d'un véritable cinéaste en la personne du génial Denis Villeneuve, qui nous avait déjà régalé avec les films Premier contact, Sicario, Prisoners ou encore Incendies. Il sauve littéralement le projet et arrive à produire une oeuvre intelligente, maligne et esthétiquement bluffante. Un film contemplatif, atmosphérique, dont certaines scènes resteront gravées dans notre mémoire pour longtemps. Grand, très grand film !

Les griffes et les crocs (Jo Walton)

note: 3Un Jane Austen à la sauce dragon Erwann - 6 juillet 2018

Dans un monde ressemblant fort à l’Angleterre victorienne, les dragons composent une société régie par des règles rigides et brutales. Chacun à sa place et pas question de sortir de son rang ! Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore et nous voilà embarqués dans des chassés-croisés amoureux jubilatoires parsemés d’embûches et de coups de théâtre...
Hommage aux romans victoriens, résolument féministe et plein d’humour, Les Griffes et les Crocs est un livre très agréable et facile à lire, alternant avec habileté l'humour et l'émotion. A ne pas manquer si vous cherchez des dragons qui sortent de l’ordinaire. Ça se dévore tout seul !

Le perroquet (Espé)

note: 4Enfance en souffrance Yann - 7 juin 2018

Les images valent parfois plus que des mots. Cette formule prend tout son sens avec la bande dessinée d'Espé. Il y raconte des souvenirs d'enfance liés à la maladie psychologique de sa mère. Celle-ci souffrait de "troubles bipolaires à tendance schizophrénique" se manifestant en crises de démence très violentes. Bastien, 8 ans, alterne des moments de tendresse, d'humour, de désarroi, de peur, d'incompréhension vis-à-vis de sa mère, tantôt présente, tantôt en centre psychiatrique.
La virtuosité d'Espé, c'est d'avoir su conserver son regard d'enfant pour narrer ses souvenirs. Cela donne une force intense au récit et nous met dans une situation de lecture inconfortable, douloureuse et empathique. Pour autant le dessin très coloré, presque enfantin, de l'auteur permet de mettre de la distance et nous permet de souffler. Avant une chute brutale et triste. Un album à saluer et à rapprocher du titre "Mal de mère" de Rodérick.

Demain est un autre jour (Lori Nelson Spielman)

note: 3Qu'avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ? Yann - 6 juin 2018

Alors qu’elle vient de mourir, la mère de Brett lègue à sa fille une liste de dix objectifs à réaliser avant un an pour pouvoir toucher son héritage. Parmi ceux-ci : tomber amoureuse, acheter un chien, reprendre l’enseignement, avoir un bébé, faire la paix avec son père… A chaque objectif réalisé, une lettre de sa mère l’attend. Brett se demande très vite ce qui a pris sa mère : elle a déjà un travail qui lui plaît, un homme dans sa vie et son père est mort… Pourtant cette liste de projets à atteindre va bouleverser sa vie !
Dès les premières pages, on s’attend à une comédie romantique stéréotypée., Bien sûr, la lecture reste légère et facile à lire. Brett est une jeune femme de bonne famille « pourrie-gâtée », souvent agaçante et pleurnicheuse, qui vit une existence confortable,. Pourtant, il y a du fond dans ce roman. Au contact des autres, des malheureux notamment, Brett évolue, se transforme, voit la vie autrement. Avec un message essentiel, au final : il faut vivre, aimer et profiter de sa famille comme on l’entend sans avoir peur du regard des autres. Un roman « feel-good » qui aide à se sentir bien, portée par la voix pleine d’humour et de légèreté de la comédienne Ingrid Donnadieu.

Whatever it takes (James Hunter Six (The))

note: 4The James Hunter Six, soul vintage Erwann - 15 mai 2018

Difficile de résister plus deux minutes à la musique Soul funk Rhythm and blues vintage de The James Hunter Six. C’est le deuxième album du chanteur britannique pour l’indispensable label Daptone, qui rappelons-le, a vu deux de ses artistes les plus importants disparaître en 2016 et en 2017 (Sharon Jones et Charles Bradley). Whatever It Takes se révèle extrêmement varié, avec des titres qui rappellent par leur entrain et par la chaleur qu’ils dégagent autant les musiques funk endiablées de James Brown que les balades langoureuses des regrettés Sam Cooke et Ray Charles. Un album à déguster en toutes circonstances, un régal !

Macha (Flora Grimaldi)

note: 4Errance, l'île fantastique Yann - 28 avril 2018

Lorsque les humains mettent le pied sur Errance, ils découvrent une île où vivent en paix depuis des millénaires différents peuples de Créatures fantastiques. Assoiffés de nouvelles terres, les humains leur déclarent la guerre. Macha et Ronan forment un couple de Danaïdes pris dans l'engrenage de la violence. Touché par une flèche, Ronan meurt. Macha n'a qu'une solution : aller le chercher dans l'Autre-Monde. Ce voyage changera sa destinée à tout jamais.
On retrouve avec plaisir le personnage de Macha, mi-femme, mi-renard que l'on avait découvert dans le premier tome consacré à Bran. Ce conte en constitue d'ailleurs une préquelle. On y découvre les origines de la guerre entre humains et créatures et le passé de Macha. Jolie fresque d'heroïc-fantasy, ce récit captive enfants comme ados. Magie, amour, guerre forment un beau cocktail. Ajoutez-y les magnifiques dessins de Maike Plenzke et vous obtenez une bande dessinée intelligente qui invite à la détente et à l'imaginaire.

Le Caire confidentiel (Tarik Saleh)

note: 4Egypte noire Erwann - 21 avril 2018

Une ville grouillante et corrompue jusqu'à la moelle à quelques jours d'une révolution, un inspecteur taciturne et obstiné entouré d'autres flics aussi pourris que tordus, une femme fatale, des faux-semblants et des êtres en perdition: voilà qui devrait parler à tout bon fan de polar ! Et effectivement "Le Caire confidentiel" est un excellent film noir, poisseux, qui suit pas à pas la rédemption progressive d’un flic aussi corrompu que ses pairs, mais qui se retrouvera malgré lui piégé de toutes parts... Le film policier étant un genre ou l’innovation est assez difficile à mettre en place, les grands polars se démarquent souvent par leur atmosphère. C'est le cas ici, le film de Tarik Saleh disposant d’une ambiance à part, qu’il distille avec brio au fil d’un scénario qui suit l’histoire récente de la nation égyptienne. Un polar tendu et engagé, qui n’a rien à envier à ses homologues américains, bien au contraire...

La fissure (Guillermo Abril)

note: 5L'inquiétant portrait d'une Europe lézardée Erwann - 17 avril 2018

Décembre 2013. La rédactrice d’El país Semanal contacte le journaliste Guillermo Abril : « Je veux que tu voyages aux frontières de l’Europe. Choisis 3 ou 4 destinations, les endroits les plus chauds sur la ligne de démarcation européenne ». Un mois plus tard, l’espagnol embarque le photographe Carlos Spottorno pour sillonner pendant deux ans les limites de l’Europe, de l’Afrique à l’Arctique, et rencontrer des réfugiés, des policiers. Il en résulte un album choc, très lisible malgré le nombre de problématiques abordées, où les instants de vie sont saisis sur le vif, grâce à des photos aux couleurs saturées. Sans verser dans le sensationnalisme, Spottorno et Abril évoquent l’ampleur du désastre qui frappe à nos portes,mais aussi la montée des nationalismes qui l'accompagne à travers l’Europe. Un album essentiel pour comprendre une situation inextricable qui devrait réveiller nos consciences plutôt que nos bassesses, au risque de laisser les fissures qui lacèrent déjà l'Union européenne et son rêve primordial de paix et de liberté se répandre et la faire sombrer corps et âme dans la Méditerannée...

Le chat du dalaï-lama (David Michie)

note: 5Le chat-moine ! Yann - 30 mars 2018

Vous souhaitez vous initier au bouddhisme mais vous n’avez pas le courage de lire un traité ou un livre documentaire… David Michie a pensé à vous ! Avec son roman «Le chat du dalaï-lama », il offre au lecteur néophyte un ouvrage qui permet de comprendre les notions-clé de cette philosophie millénaire. Et tout cela par le truchement d’un matou. Et pas n’importe lequel ! Celui recueilli par Sa Sainteté le Dalaï-Lama. A ses côtés, cette jolie minette va améliorer son existence et trouver la voie qui mène au bonheur : penser aux autres plutôt qu’à soi, voir au-delà des apparences, se connaître pour mieux s’écouter et s’améliorer, ne pas se poser de limites. Un chapitre, une leçon de sagesse. Voici un livre précieux qui fait profondément réfléchir. Yann

Ma meilleure amie s'est fait embrigader (Dounia Bouzar)

note: 5Pour comprendre l'incompréhensible... Hélène - 29 mars 2018

Après avoir recueilli pas loin d'un millier de témoignages de jeunes gens embrigadés par Daech, Dounia Bouzar a décidé de leur rendre hommage à travers un récit. Cette histoire forte et poignante se situe à mi-chemin entre le roman et le documentaire. L'auteure, spécialiste en la matière, fait le tour de la question sans lourdeur ni morale mais avec un œil d'experte, passant en revue les méthodes sectaires utilisées pour recruter des jeunes plus fragiles que les autres. Basé sur des faits réels, ce roman indispensable dénonce un système de croyance totalitaire et corrompu. Une lecture préventive à mettre dans toutes les mains «pour faire une chaîne de la vie contre celle de la mort».

Ruby tête haute (Irène Cohen-Janca)

note: 5Norman Rockwell The problem we all live with. . Hélène - 27 mars 2018

Des illustrations à couper le souffle, d'une beauté et d'une grande puissance.
Une entrée dans l'histoire de la fin de la ségrégation en Louisiane par l'art.
L'histoire de Ruby comme celle de Rosa Park mérite de multiples adaptations afin de ne pas oublier et celle-ci est vraiment remarquable.
Le texte, certes long, est simple et à la portée des enfants qui pourront facilement s'imaginer aux côtés de Ruby dans sa classe et sur le chemin de l'école.
La grande force évocatrice des peintures complète parfaitement le texte. Album de toute beauté d'une énergie et d'une force éblouissante.

Ooz (King Krule)

note: 5Le magicien d'Ooz Erwann - 6 mars 2018

Une voix sans âge, tonnante et déchirée, sortant d’un corps d’adolescent maigre et pâlichon : voilà résumé le choc physique de ma première rencontre avec Archy Marshall, jeune Londonien d’à peine 19 ans, qui en 2013 sortait son premier album sous l’alias King Krule. Un ovni total, autant vocal que musical, qui confirme avec son deuxième long-format que sa bizarrerie est on ne peut plus addictive. Son mélange à nul autre pareil de trip-hop, de jazz, d’ambient et de punk marie avec un naturel désarmant chaud et froid, rage et désespérance. Une musique magique, aventureuse, sortant des poncifs rebattus et usinée avec une telle sincérité qu’on ne peut que fondre !

Les nains (Markus Heitz)

note: 4Héroïc-fantasy ! Logan - 2 mars 2018

Dans son roman « Les Nains », Markus Heitz met en scène l’aventure épique de Tungdil : un jeune nain forgeron envoyé en mission par son père adoptif le grand magicien Lot-Ionan. Sur son chemin, Tungdil rencontre Boïndil et Boëndal, deux jumeaux, qui vont le mener jusqu'à l’un des six grands royaumes nains. Le grand roi y est souffrant et le seul volontaire au trône y est manipulé par un allié des forces du mal. Tungdil se livre alors à une course contre la montre pour succéder au grand roi et pour sauver le Pays Sûr de l’armée d’orcs, de trolls, d’albes et d’autres forces des ténèbres qui marchent au même moment sur les bastions protégeant Nains, Hommes et Elfes des hordes du mal… Une aventure qui mènera Tungdil et ses amis partout à travers le Pays Sûr.
« Les Nains » est une série de romans d’aventure qui rappelle le monde du « Seigneur des Anneaux » et qui vous emporte dans un monde magique rempli de créatures, de monstres fantastiques et où une guerre sanglante fait rage. Une histoire avec beaucoup d’action, très intéressante, avec un talent de narration qui vous immerge dans le monde des Nains et qui ne vous laisse pas le temps de respirer.

Comme des bêtes (Chris Renaud)

note: 4Mais que font nos animaux de compagnie pendant notre absence ? Hélène - 27 février 2018

Original et drôle, ce film d'animation rythmé du début à la fin ravira les enfants et les adultes. Le scénario ingénieux met en scène les rivalités, mais aussi l'esprit de coalition des animaux de compagnie, qui durant une journée très mouvementée nous font très vite oublier leurs maîtres. Un bon film à voir en famille.

Starve (Brian Wood)

note: 4La faim justifie les moyens Erwann - 23 février 2018

Légende des fourneaux et des petits écrans, Gavin Cruikshank s'est depuis quelques années échappé du cirque médiatique. Caractériel, toxicomane et totalement parano, l'homme vit au fin fond de l'Asie lorsque les producteurs de l'émission phare qu'il a créée viennent le déloger. L'occasion pour Cruikshank d'aller solder quelques vieux comptes en ville...
Critique saignante de la surmédiatisation de la gastronomie et des grands raouts télévisuels, où la vérité de l'assiette pèse si peu face à l'audimat, Starve entonne un refrain bien connu des gastronomes. Mais l'album de Brian Wood (Northlanders, Local DMZ,...) va plus loin : il souligne également la dérive d'un art devenu marqueur social, une façon de s'épater entre riches amis, quel qu'en soit le prix pour les ressources et l'environnement... Danijel Zezelj , dessinateur croate, fait ici merveille aux illustrations, régnant en maître sur les noirs et les encrages. Comics ultra-efficace doublé d'une critique sociale d'une rare virulence, Starve devrait ravir les papilles des gastronomes du 9ème art!

Gabrielle ou le jardin retrouvé (Stéphane Jougla)

note: 3Folie douce Yann - 23 février 2018

Vous êtes-vous déjà demandé s'il était possible de devenir fou par amour ? Fou de chagrin, fou de tristesse, bien sûr ! Mais fou par amour ? Dans son roman, Stéphane Jougla nous démontre que ce peut-être le cas. Gabrielle, la compagne de Martin, perd la vie dans un accident de voiture. Le jeune homme perd pied avec la réalité : il nie la mort de son amie, se brouille avec ses beaux-parents, perd son emploi. Ne lui reste que les livres de Gabrielle et le jardin qu'elle entretenait avec passion. Les livres l'attirent, l'entretien du jardin l'effraie... C'est pourtant grâce aux deux qu'il découvrira un étrange secret. Mais loin de l'aider à faire son deuil, ce secret le plonge dans une folie douce.
Court, efficace, ce roman se lit d'une traite. A la simplicité d'écriture de l'auteur se mêlent les extraits des romans préférés de Gabrielle que lit Martin. L'occasion de découvrir de beaux extraits de Prévert, Defoe ou Virginia Woolf. "Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut." disait Cicéron. Avec le personnage de Martin, Stéphane Jougla nous prouve que cette citation n'est pas si loin de la "réalité"...