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Les derniers coups de coeur

 

Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins (Alejandro Palomas)

note: 4Supercalifragilisticexpialidocious ! Yann - 23 mai 2020

Du titre à la couverture, au premier abord, tout paraît intrigant ! Qui est ce petit garçon qui veut être Mary Poppins ? C'est Guille, un petit garçon de 10 ans, qui répond à la question de sa maîtresse : "Que voudriez-vous faire plus tard ?". Intrigué par sa réponse, son institutrice cherche à en savoir plus, d'abord auprès du père de l'enfant, Manuel Antunez, puis en envoyant Guille à Maria, psychologue scolaire. La relation qui s'instaure entre ses deux personnages est bouleversante. Si Maria perçoit bien qu'il y a un problème dans l'attitude du garçonnet, elle n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui cloche. Où est passée la mère de Guille ? Pourquoi son père pleure devant son ordinateur le soir en communiquant avec la mère ? Et que vient faire Nazia, camarade de classe, dans toute cette histoire ?
Ce roman choral donne tour à tour la parole à Maria, à Guille, à Manuel, distillant au compte-gouttes les informations qui permettent de lever le mystère. La vérité n'est pas tout à fait celle que l'on attendait. Ce roman aborde avec brio et justesse le thème du deuil, de l'enfance fracturée et du mariage forcé, les entremêlant dans une histoire forte et tendre. J'ai particulièrement aimé les passages racontés par Guille parce qu'ils sonnent vrais. On a véritablement l'impression d'entendre le garçon parler, cela donne une réalité tangible à l'ensemble du roman. Un magnifique texte sur la résilience.

Timo l'aventurier (Jonathan Garnier)

note: 3D'aventure en aventure... Yann - 20 mai 2020

C'est officiel, je suis complètement fan des bandes dessinées de Jonathan Garnier. Vous pouvez lire les yeux fermés ses séries "Momo" et "Bergères guerrières". Mais intéressons-nous à Timo l'aventurier, une histoire en deux tomes dans laquelle un jeune garçon quitte son village pour courir l'aventure dan un monde inconnu. Timo a lu tous les livres de son village et il se sent prêt à explorer le monde, persuadé qu'une grande aventure l'attend quelque part. Un peu naïf, il se prend pour un découvreur, renommant les bêtes qu'il rencontre, tenant son carnet de route, interprétant chaque rencontre comme un signe... Mais c'est de manière bien hasardeuse qu'il délivre un chien-panda enchaîné. Cette créature adorable mais grincheuse était-elle réellement victime ? Ou bien n'a-t-on pas chercher à l'enfermer volontairement ? La véritable aventure commence pour Timo et les enjeux le dépassent très vite.
Les deux auteurs signent une bande dessinée pour enfants courte, intelligente, au message positif : chacun a sa manière commet des erreurs. Nous sommes même parfois les héritiers de fautes commises par le passé. Il faut cependant savoir les reconnaître, les accepter et les réparer lorsqu'on le peut. Timo l'apprendra à ses dépens, en faisant don d'une partie de lui-même.

Un baobab pour Lady Lily (Caroline Hurtut)

note: 5Le pouvoir des fleurs... Yann - 20 mai 2020

Amoureux des plantes, âmes fleurs bleues, cette histoire est pour vous ! Lady Lily s'occupe de son jardin tous les jours. Mais alors qu'elle plante des lys, roses ou glycine, elle voit pousser à la place bananiers, baobabs et autres plantes exotiques. Que se passe-t-il dans son jardin ? On en dira pas plus tant la surprise de cet album est belle et laisse place à une jolie histoire d'amour. Et que dire des illustrations qui font la part belle aux fleurs et à l'art nouveau ? Qu'elles sont splendides à l'image de la couverture !

La vie, après (Antoine Leiris)

note: 5Lumineux ! Yann - 28 avril 2020

Après le terrible mais magnifique "Vous n'aurez pas ma haine", Antoine Leiris revient nous donner des nouvelles de son film Melvil et de sa lente reconstruction personnel. L'auteur a perdu sa femme au Bataclan le 13 novembre 2015. Quatre ans plus tard, Antoine Leiris va mieux. Son fils grandit et, malgré les doutes et les incertitudes, l'auteur apprend à être père. Il écrit les petites victoires du quotidien, les entremêle à ses souvenirs d'enfance et des moments de coup de blues. Comment faire face, seul, à la peine ? Comment élever son enfant dans le souvenir de sa mère disparu ? Comment lui faire comprendre et connaître cette femme qu'il a tant aimé ? Quels souvenirs lui transmettre ? Le temps passe, le temps fait son oeuvre sur le deuil, la vie reprend son cours et ses droits et Antoine Leiris puise dans l'amour pour son fils, tout son courage et sa force pour continuer à vivre. Un livre profond et intime sur la résilience, la relation père-fils et l'amour. Bouleversant et magnifiquement écrit !

Motor girl (Terry Moore)

note: 4Un gorille dans la tête Erwann - 22 février 2020

Habitué des séries au long court, Terry Moore délivre ici un one-shot à la fois drôle et émouvant, qui traite du syndrome de stress post-traumatique avec humour et retenue. La BD rassemble tout ce que l’on aime dans l’écriture de Moore : un personnage féminin fort et indépendant, une frontière poreuse entre imaginaire et réalité, et ce savant mélange de dramaturgie, d’humour et de poésie qu’une douce folie vient délicatement lier. Pour les néophytes, c’est une porte d’entrée idéale dans l’univers à nul autre pareil de Terry Moore, pour les aficionados une nouvelle preuve de la maestria et de l’originalité de son art.

Brasier noir (Greg Iles)

note: 5Brasier noir Gérard - 19 février 2020

"Brasier noir" est le premier volume d'une trilogie.
Il est suivi par "L'arbre aux morts" et "Le sang du Mississippi". Greg ILES raconte l'histoire du maire de Natchez, Penn Cage, et de son père, aux prises avec d'anciens membres du Khu Klux Klan dans la seconde partie du XXe siècle.
C'est presque 3000 pages qui se dévorent très facilement... Mais à lire dans le bon ordre sous peine de décrochage rapide en raison du nombre important de personnages et d'une relative complexité de l'intrigue dont les enjeux se clarifient très vite.

Magic 7 n° 08
Super trouper (Kid Toussaint)

note: 4L'union fait la force Yann - 9 février 2020

Magic 7 est une série de BD jeunesse qui raconte les aventures de 7 enfants dotés chacun d'un pouvoir : parmi eux, se trouvent donc un shaman, capables de communiquer avec les animaux, un devin, une spirite (qui parle aux fantômes), un télépathe, une démoniste, un alchimiste (qui contrôle les métaux et fabrique des mégas robots), un enchanteur. Au début de la série, ces enfants ne se connaissent pas et les premiers tomes nous présentent les protagonistes et leur rencontre. La série gagne ensuite en efficacité à partir du quatrième tome : celui-ci évoque le passé des sorciers qui les ont précédé, dévoilant ainsi comment ces jeunes ont pu récupérer ces pouvoirs magiques. Parallèlement, un grand danger menace les mages : une société secrète veut s'emparer de leurs pouvoirs. Les enfants doivent fuir et ne faire confiance à personne. Les tomes 6 et 7 les voient douter de leur mission : sont-ils capables de rester ensemble, de se contrôler et se coordonner ? Le tome 7, notamment, est une vraie réussite : il laisse entrevoir ce qui pourrait arriver si l'un d'entre eux, abandonnait ses pouvoirs à d'autres. La Terre est alors en danger, coupé en plusieurs royaumes dictatoriaux, avec à leur tête un mage prêt à entrer en guerre contre les autres. Avec le dernier volume paru, retour à la réalité : les mages devenus adolescents, mettent leurs pouvoirs au service de l'humanité, l'un sauvant les animaux, l'autre combattant le crime... Mais la société secrète qui les suit est toujours à leurs trousses et leur anonymat est menacé.
Une superbe série entre magie et science-fiction, très rythmé, bourré d'action qui prône l'amitié, l'union et la fraternité, ça fait du bien !

La guerre de Catherine (Julia Billet)

note: 4Quand Rachel devint Catherine Yann - 9 février 2020

L'histoire de Catherine est tout à la fois celle de Rachel mais aussi celle de milliers de jeunes enfants juifs forcés de se cacher pour échapper à l'occupation allemande. Rachel est une jeune fille qui vit à la maison de Sèvres. Ses parents ont dû la laisser aux bons soins des enseignants de cette maison d'éducation. Elle aime la photographie et ses amis, Sarah et Jeannot. Mais plus les Allemands avancent en France, plus Rachel, devenue Catherine sur ses faux papiers d'identité doit fuir vers la France Libre et le Sud de la France. En chemin, elle assouvit sa passion : prendre des photos et faire des portraits des gens qui la cachent. C'est une manière pour elle de témoigner de l'horreur de la guerre mais aussi de l'humanité profonde des résistants. A sa manière et par ses photographies, elle remercie celles et ceux qui risquent sa vie pour elle. Catherine n'est pas en reste cependant : elle s'engage aussi, prenant des risques malgré les dangers, pour aider de jeunes enfants, leur apprendre à lire, les soutenir dans leur fuite.
Julia Billet et Claire Fauvel ont su livrer une BD pleine d'humanité et de vie, témoignant d'heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, avec beaucoup de légèreté et de beaux dessins tout en rondeurs. Cette BD (tiré d'un roman), qui a remporté un Fauve d'or à Angoulême, rappelle le récit de Joseph Joffo, "Un sac de billes" et possède la puissance des films "La vie est belle" de Roberto Begnini ou "Au revoir les enfants" de Louis Malle.

Pupille (Jeanne Herry)

note: 5D'une maman à l'autre... Yann - 24 janvier 2020

"Pupille" est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois. L'histoire d'un bébé né sous X et d'une mère adoptive. L'histoire de tous ces gens de l'ombre qui veillent et protègent les enfants livrés aux services sociaux. Assistants sociaux, éducateurs spécialisés, assistants familiaux... ils sont les vrais héros de ce film, tous bienveillants, parlant à hauteur d'enfant, entiers et vrais. J'ai été sidéré et bouleversé par ce film : sidéré de voir combien Théo, nourrisson, est traité comme une personne qui entend et comprend tout ce qui se joue autour de lui. Combien les premiers jours de sa vie ont un impact sur celui qu'il pourrait devenir. Bouleversé par le parcours des parents adoptants, une vraie lutte émotionnelle, authentique, parfois démoralisante mais tellement solaire lors de l'adoption finale. Wahou, ce film est beau !

La Prisonnière du désert (John Ford)

note: 1trop western... Maël - 2 janvier 2020

Beaucoup de racisme...

Soif (Amélie Nothomb)

note: 3"Il n'y a pas d'art plus grand que celui de vivre." Yann - 2 janvier 2020

Voici, de la part d'Amélie Nothomb, un exercice de style auquel on ne s'attendait pas. Livrer les réflexions de Jésus avant et pendant la Passion relevait du défi un peu casse-gueule. Pour autant, Mme Nothomb s'en sort remarquablement bien livrant un texte ciselé, personnel et empreint de respect pour la religion catholique. On sait pourtant combien les questions religieuses sont sensibles de nos jours. C'est avec sa propre sensibilité et malice que l'auteure aborde quelques unes des grandes questions de la Bible : qu'est-ce que Dieu ? A quoi pensait Jésus sur la Croix ? Quels rapports entretenaient le Christ avec Judas et Marie-Madeleine ? Amélie Nothomb offre sa propre interprétation en un roman court et magnifique, dressant un portrait de Jésus profondément humain.

Sugarland (Damon Gameau)

note: 5Film à voir absolument... diffusez l'information autour de vous ! Hélène - 12 décembre 2019

Comme dans le film "Super Size Me", un Australien s’est soumis pendant deux mois à un régime riche en sucres, en mangeant uniquement des aliments dits « sains ». Servi par une mise en scène très ludique, jamais culpabilisant malgré ses révélations anxiogènes, ce documentaire d’un citoyen éclairé mériterait d’être classé d’utilité publique. (Télérama)

Marie-Antoinette (Albin Quéru)

note: 4Un collection à découvrir ! Hélène - 3 décembre 2019

Voici une collection de petits livres à faire découvrir à vos enfants âgés de 6 à 13 ans ! Les éditions Fleurus ont su remettre au goût du jour, à travers un graphisme enfantin et un petit format, les grands personnages historiques : Marie-Antoinette, Henri IV, Neil Armstrong, Pocahontas ou Einstein n'auront plus de secrets pour vos enfants...

The wicked deep (Shea Ernshaw)

note: 4Ensorcelant... Hélène - 12 novembre 2019

La haine est le commencement,
la vengeance est inéluctable,
la malédiction existe.
Les cadavres flottent à la surface de l'eau.
Mais est-il encore possible de tomber réellement amoureuse...?
The Wicked Deep est un très bon roman qui est écrit de telle manière qu’on imagine très bien l’histoire se dérouler sous nos yeux et l'on croirait que cette malédiction est vraie ! Netflix a acquis les droits audiovisuels, j'attends une adaptation en film ou en série...

Andy (Typex)

note: 5BD monumentale pour artiste hors-normes Erwann - 5 novembre 2019

C’est un pavé, un dictionnaire, une encyclopédie ? Non, c’est "Andy", projet fou du Néerlandais Typex : raconter la vie plus que bien remplie d’Andy Warhol en bande dessinée. Un défi relevé haut la main avec ce livre quelque peu intimidant (500 et quelques pages, à ne pas lire d’une traite au risque d’indigestion), résultat d’un travail titanesque de 5 ans, grande entreprise de dissection de toutes les facettes de l’homme Warhol, personnalité complexe pétrie de contradictions. En 10 chapitres chronologiques et autant de styles picturaux, Typex balaie magistralement toutes les périodes de celui qui incarne l’archétype de l’Artiste contemporain depuis plus de 60 ans et nous peint un portrait complet et contrasté du « peintre des boîtes de soupe » et de son entourage. Un être certes peu sympathique mais figure majeure du milieu artistique, pour le meilleur et pour le pire. Un livre passionnant, foisonnant, une galerie de personnages « bigger than life », comme le disent si bien les New-yorkais, ville ayant longtemps hébergé ce bouillonnement artistique que Warhol aura su entretenir jusqu’à sa mort. Un monument.

Duel au soleil (Manuel Marsol)

note: 3Tension extrême Yann - 19 octobre 2019

La tension est extrême sous le soleil du Far West. Un Indien et un cow-boy se font face, le duel est lancé. Cadrage rapproché sur les yeux, cadrage serré sur les armes. Les protagonistes sont prêts à tirer. Mais c'est sans compter sur les nombreux contretemps qui vont venir perturber ce duel fratricide !
Avec beaucoup d'humour, Manuel Marsol rend hommage aux westerns dans cet album jeunesse. Tout y est : les rocheuses, le chemin de fer, les chevaux, les bisons... Ne manque que la musique d'Ennio Morricone en fond sonore. Les petits seront ravis de lire un album de cow-boys, les plus grands se bidonneront devant cette drôle de révérence aux films de genre.

Les grands espaces (Catherine Meurisse)

note: 4Enfance, paradis perdu ? Yann - 14 octobre 2019

Les grands espaces de Catherine Meurisse sont ceux de l'enfance. Une enfance passée à la campagne auprès de sa sœur et de ses parents qui rénovent un vieux corps de ferme et créent un jardin paysager. La petite fille y grandit au vert, au calme. Quel intérêt y aurait-il à lire la chronique de cette enfance heureuse ? Parce que ces heures de jardinage, de rêveries, de lectures ont façonné l'artiste qu'est devenue Catherine Meurisse. Présentée comme un inventaire à la Prévert, cette bande dessinée multiplie les références littéraires (Proust, Loti, Zola...), culturelles (Le Nôtre et ses jardins à la française...) et picturales (Watteau, Corot, Courbet, Le Caravage), les mêlant étroitement aux souvenirs de jeunesse de l'auteur. Avec beaucoup d'humour, C. Meurisse évoque aussi des problèmes typiquement paysans mais faisant toujours l'actualité : les pesticides et Monsanto, le remembrement agricole, la multiplication des lotissements. A la manière d'un jardin à l'anglaise, un peu fouillis, un peu brouillon, on trouve aussi pêle-mêle dans cet ouvrage, de magnifiques planches botaniques, des conseils de jardinage, des tranches de vie à la campagne (dont le festival du Cabicou !), le Futuroscope, Ségolène Royal, le musée du Louvre et un nain de jardin bavard. "Le rêve est dans la Nature et la Nature reprend toujours ses droits." Voici une bande dessinée qui lui rend hommage.

Zizis et zézettes (Camille Laurans)

note: 5Comment aborder la sexualité avec ses enfants ? Hélène - 11 octobre 2019

Lors de l'émission "Pornographie : jeunesse en danger", sur France TV, il était expliqué que l'une des façons de protéger les enfants est de leur parler de sexualité et d'amour dès la petite enfance... Mais comment aborder ce sujet avec eux ? "Zizis et zézettes" de la collection "Mes p'tits pourquoi" chez Milan est un bon support pour évoquer ce sujet. Le livre est explicite et facile à comprendre. Les dessins sont très bien faits. Ajouter un peu d'humour et voilà un sujet comme un autre à aborder en famille !

El boxeador (Rubén Del Rincon)

note: 4Knock out Erwann - 11 octobre 2019

Ce roman graphique marque d’abord par sa belle présentation : jeu des couleurs tout en opposition, format à l'italienne, découpage original... Le livre se présente en deux parties distinctes qui ne se rejoignent que sur la page centrale. Il met en scène, selon le côté où l'ouvre, l’un des deux boxeurs sous le crayon d'un des dessinateurs: Rubén del Rincón pour Rafa et Manolo Carot pour Hector. Un trait bon enfant et en rondeurs pour le premier, l'autre plus marqué et nerveux et toujours ce jeu d’opposition entre le rouge et le noir qui crée une ambiance vraiment fascinante. Une BD à la présentation originale sans que cela ne soit gadget car elle renforce l’antagonisme entre les boxeurs, mais surtout un bel ouvrage mettant en scène des personnages forts et soigneusement écrits. Un bel uppercut !

Les riches au tribunal (Monique Pinçon-Charlot)

note: 4Bien mal acquis ne profite jamais ? Erwann - 11 octobre 2019

En suivant le procès Cahuzac, Monique et Michel Pinçon-Charlot s’associent au dessinateur Étienne Lécroart pour démonter les mécanismes de l’évasion fiscale, et montrer comment, chez les classes dirigeantes, la fraude se gère "en famille"... Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’évasion fiscale, fléau de nos démocraties modernes, le tout vulgarisé par le couple Pinçon-Charlot, sociologues spécialistes des classes supérieures de la société. Si vous cherchez un livre qui apaise, passez votre chemin. Si vous cherchez par contre à comprendre comment cet acte antidémocratique peut être perpétré, cette BD met en lumière aussi simplement que cela est possible les rouages d’une pratique bien trop courante chez les élites dirigeantes de notre beau pays. Un livre d’utilité publique.

Kamisado (Peter Burley)

note: 4Duel au pays des couleurs ! Yann - 10 octobre 2019

Les jeux les plus simples sont parfois les meilleurs ! Cela se vérifie avec Kamisado, un jeu pour deux qui rappelle évidemment les classiques intemporels : Echecs, Dames, jeu de Go... Mais ici lorsque l'on perd, on ne peut s'en prendre qu'à soi-même ! Car c'est vous qui offrez les coups suivants à votre adversaire. Et c'est bien évidemment ce qui fait tout le piquant de ce duel au pays des couleurs.
Imaginez un plateau à damier sur laquelle chaque case est colorée. Chaque joueur possède huit tours, elle-mêmes portant chacune une couleur sur le dessus. Si le premier joueur pose l'une de ses tours sur une case rouge, le joueur suivant est obligé de jouer sa tour rouge ! Le but du jeu est d'aller placer au moins une de ses tours sur la ligne de départ adverse, en n'avançant qu'en avant ou en diagonale, sans jamais pouvoir reculer. Cette règle, assez simple en apparence, donne lieu à beaucoup de stratégies qui sont souvent réduites à néant par le coup suivant de l'adversaire, celui que l'on attendait pas. Ce qui nous invite à élaborer de nouvelles réflexions pour les coups suivants. Ce beau jeu de société, au style oriental, est prenant et offre de nombreuses heures de jeu en perspective.

Lost (Camélia Jordana)

note: 5Pas perdu pour tout le monde Erwann - 16 août 2019

Sortie du ventre tiédasse d'un quelconque télé-crochet, je n'aurais à l'époque pas parié un kopeck sur le talent de Camélia Jordana, et ce malgré un grain de voix déjà séduisant qui renvoyait ses concurrents-es dans les cordes. C'était une erreur, force est de le constater aujourd'hui, tant elle a depuis su éviter les pièges du formatage et faire épanouir une vraie originalité. C'est encore plus vrai pour ce troisième album, qu'elle a en grande partie écrit et composé : n'hésitant pas à tourner le dos aux formats de la pop traditionnelle, elle explore, expérimente autour de sa voix (toujours aussi incroyable et vectrice d'émotions) et des instrumentations. Un véritable tour de force, mélange de sons, de langues et d'esthétiques musicales, qui garde malgré tout sa cohérence de bout en bout. Un grand album, qui, l'on espère, n'est que le premier d'une longue série !

Annihilation (Alex Garland)

note: 4SF mutante Erwann - 9 août 2019

Après nous avoir gratifié d'un très bon premier film (Ex-Machina, belle réflexion sur l'intelligence artificielle), le réalisateur Alex Garland revient avec Annihilation, adaptation produite par Netfix d'un roman de SF (la trilogie du Rempart Sud écrite par Jeff VanderMeer et publié par les éditions Au Diable Vauvert).
Dès les premières minutes, l'ambiance est tendue et mystérieuse. Et peu à peu, l’air de rien, l’angoisse monte. Non pas comme un film d’horreur, plutôt comme un malaise grandissant, une atmosphère poisseuse et saisissante générée en partie par le visuel de créatures mutantes toujours sur le fil entre le sublime et l'horreur pure. Alex Garland crée un univers à part entière, hostile aux humains d’un point de vue extérieur, mais également et surtout, de l’intérieur. Autant une expédition qu’un parcours psychique semé d’embûches pour l'équipe (exclusivement féminine, c'est assez rare pour le noter) qui parcourt ces terres chimériques. Entre un Avatar en putréfaction et un The Thing des temps modernes, Annihilation est un film de science-fiction d’une intelligence rare, qui, sans rechercher l’action à tout prix ni le grandiose en terme d’effets spéciaux, nous en met plein les mirettes !

Jean-Christophe et Winnie (Marc Forster)

note: 4"Oh la barbe !", le retour de Winnie ! Yann - 17 juillet 2019

Vous souvenez-vous de Jean Rochefort ouvrant un grand livre et nous racontant Winnie l’ourson avant que le dessin animé de Disney ne commence ? De beaux souvenirs d’enfance, n’est-ce-pas ? C’est la même émotion qui nous étreint devant ce film live de Winnie. Tout en peluche, les joyeux compagnons de Jean-Christophe sont adorables. Ils partent à la recherche de celui-ci qui est devenu adulte : un peu austère, triste, éloigné de sa femme et de sa fille. Porcinet, Tigrou et cie feront remonter l’enfant qui sommeille toujours en lui. Les films Disney ne sont jamais aussi convaincants que quand ils nous rappellent que nous sommes encore de grands enfants. Et Winnie, cet ours de peu de cervelle, un peu philosophe, un peu poète, c’est le personnage qui nous rappelle notre part d’enfance ! « Ne RIEN faire mène le plus souvent à BIEN faire » nous dit Winnie. A méditer !

Céleste, ma planète (Timothée de Fombelle)

note: 4Sorti en 2009, ce roman est plus que jamais d'actualité ! Hélène - 16 juillet 2019

Un petit roman sans prétention, qui va droit au but et bien qu'abordé de manière métaphorique, fait bien passer aux enfants le message simple qu'il vise à leur transmettre : ne pas prendre soin de notre planète, la laisser mourir, c'est mettre aussi la vie des hommes en jeu. Recommandé par l'éducation nationale et souvent étudié en 5ème.

Who do you love (Arabrot)

note: 4Who do you love Erwann - 4 juillet 2019

Si, au départ, le groupe norvégien Årabrot pratiquait un noise-rock abrasif, ce neuvième album prend la tournure d’un rock sombre à la Nick Cave, auquel aurait été greffée une rythmique implacable à la Swans ou Killing Joke. Cette mue, plus accessible et accrocheuse, ne fait pas pour autant disparaître l’originalité dont a toujours su faire preuve le groupe. Derrière son côté efficace, Who Do You Love s’autorise en effet ce qui lui chante : hymnes directs qui débutent le disque, troublant duo de chansons interprété par Karin Park (compagne du leader Kjetil Nernes et star de la pop en Norvège), ou reprise de Sinnerman, chant gospel popularisé par Nina Simone et qui en devient instantanément l’une des meilleurs versions existantes. Un grand disque de rock qui transpire la classe et l’émotion pure !

La montagne de livres (Rocio Bonilla)

note: 5Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade... Hélène - 2 juillet 2019

Un très joli album sur le plaisir de lire qui fait référence à des classiques littéraires comme le Petit Prince, King Kong et le Livre de la jungle. Cette histoire montre aux enfants tout ce que permet la lecture : s'évader, voler et réaliser ses rêves. Un album à partager aux premiers moments de lecture pour déclencher un déclic qui ne fera plus quitter le monde des livres et de l'imaginaire aux enfants.

Emile fait l'aventure (Vincent Cuvellier)

note: 4Sacré Emile... Hélène - 2 juillet 2019

On adore les aventures d'Emile, ce petit garçon espiègle et un tantinet têtu qui se met dans des situations plus cocasses les unes que les autres.
Prix Sorcières catégorie Première Lecture, idéal pour commencer la lecture avec humour...

Horrifikland (Lewis Trondheim)

note: 3Terrifiquement beau ! Yann - 13 juin 2019

Décidément, Lewis Trondheim est accroc à Mickey Mouse. Après avoir signé, Mickey's craziest adventures et Donald's happiest adventures, le revoilà aux commandes de cet Horrifikland, associé à Alexis Nesme. Et la moindre des choses à dire, c'est que tu vas aimer frissonner avec Mickey et ses amis dans ce parc d'attractions à l'abandon... Mickey, détective, est à la recherche du chat d'une vieille dame mais notre fin limier va flairer la piste d'une autre enquête. Après avoir déjoué les plans de Pat Hibulaire, le voilà sur la trace de mystérieux fantômes. Qu'y-a-t-il de bizarre à cela dans un parc d'attractions consacré à l'étrange ? Ces drôles de fantômes-là laissent des traces de pas !
Si tu aimes les attractions farfelues, le mystère et le fantastique, cette BD est pour toi ! On retrouve nos personnages préférés : un Donald plus que peureux, un Dingo maladroit et benêt et un Mickey super balèze en résolution d'affaires criminelles. Cette histoire te rappellera aussi l'univers de Scooby-Doo et te ravira par les magnifiques dessins d'Alexis Nesme. Chaque case est traitée comme une petite peinture, c'est très beau !

Ueno Park (Antoine Dole)

note: 5Le temps des cerisiers Yann - 12 juin 2019

Hanami est le temps de l’éclosion des fleurs de cerisiers, période de renaissance et de changement dans le cœur des Japonais. Inspiré par cette saison, Antoine Dole brosse le portrait de huit adolescents dont les pas les mène tous à Ueno Park. Sous les branches des cerisiers millénaires, ils se livrent tous à une introspection : rejetant le carcan que leur impose la société japonaise traditionnelle, ils rêvent de vivre leur vie à leur manière, d’être mieux compris, accepté ou aimé. On croise ainsi Haruto survivant du tsunami de 2011, rêvant de devenir artiste, mais qui se destine à la fac de médecine en souvenir de son père disparu. Ou encore Ayumi, qui pour la première fois depuis deux ans, ose sortir de chez elle, après une longue période de claustration.
L’écriture d’Antoine Dole est subtile, poétique, pleine de grâce. Il trouve le ton juste pour chaque personnage, creusant des portraits tout en nuances en prenant son temps pour remuer son lecteur. J’ai particulièrement été touché par la nouvelle concernant « Fuko ». Mais pour en savoir plus, il vous faudra lire ce court roman !

Ce qui nous lie (Cédric Klapisch)

note: 5Ce qui les lie nous émeut... Yann - 4 juin 2019

Il y a des films dont l'atmosphère nous sied tant, dont l'histoire nous emporte tellement que l'on souhaiterait qu'ils ne se terminent jamais. "Ce qui nous lie" de Klapisch est de ceux-là. Les vignes de Bourgogne sont le théâtre d'un drame familial : Jean, Juliette et Jérémie viennent de perdre leur père, viticulteur. Au moment où les vendanges vont commencer, ils doivent prendre une décision : vendre le domaine ou le conserver. Alors que sonnent l'heure de leurs retrouvailles, ils doivent se (re)découvrir frères et soeurs malgré leurs vies, les non-dits, les souvenirs et le chagrin. Le temps d'une année complète de vinification.
Voici une belle histoire de famille, bouleversante, émouvante parce qu'universelle dans ses thèmes et son propos. Ce qui lie ces trois-là nous émeut forcément. Et puis le cadre du film est magnifique : les paysages du vignoble bourguignon en toutes saisons donne une belle profondeur, une belle couleur à ce récit. Un film touchant, un bon millésime que ce long-métrage de Klapisch.

Mets le feu et tire-toi (James McBride)

note: 4Say it loud : I'm black and I'm proud ! Erwann - 31 mai 2019

Enquêtant sur James Brown, l'auteur Jim McBride suit la piste du chanteur en Caroline du Sud, là où tout a commencé pour l'homme qui deviendra plus tard le fier symbole de toute une communauté. C'est d'ailleurs un grand reportage qui relève plus de l'essai sur l'importance de James Brown pour les Afro-Américains, et sur ce plan-là, le récit est plus que passionnant. Mac Bride dresse le tableau de Mr Brown dans toute sa complexité, et n'élude aucun de ses défauts : mégalo, opportuniste, calculateur, toujours obsédé par le business et faire de l'argent, tout n'est pas rose, loin de là, et beaucoup de personnes qui l'ont côtoyé en gardent une grande amertume. Mais plus que l'histoire de ce Noir né dans une petite ville misérable de Caroline du sud et qui va révolutionner la musique, c'est l'histoire des Noirs américains qui est ici contée, dans le contexte d'une Amérique toujours aussi fascinante, et tout autant méprisable... Un bel essai au style très fluide, qui contentera les novices comme les fans du Godfather of Soul.

J'ai même rencontré des Tziganes heureux (Aleksandar Petrovic)

note: 4Djelem, djelem Erwann - 25 mai 2019

"J’ai même rencontré des Tziganes heureux" est considéré comme l'œuvre la plus aboutie d'Aleksandar Petrovic, réalisateur le plus important du cinéma yougoslave des années 60 et 70. Ce film, qui a raflé en 1967 un Prix spécial du Jury au festival de Cannes, est malgré tout resté invisible pendant 50 ans, jusqu'à sa restauration et réédition récente en DVD.
Premier long-métrage de l’histoire du cinéma à axer son récit sur la culture tzigane, le film se présente comme un foisonnement de couleurs et de musique, autour d’un scénario qui distille ce mélange de frustration, de fierté et d’espoir inhérent à tout le peuple tzigane. Peuple qui se reconnaîtra d’ailleurs complètement dans l'œuvre au moment de sa sortie, allant jusqu'à s'approprier l’une des chansons du film, Djelem Djelem, et d’en faire leur hymne communautaire. A l’image des Tziganes, le métrage de Petrovic refuse les sentiers balisés, n’hésitant pas à mélanger de nombreux éléments dramatiques et un fort ancrage social à des passages burlesques, insolites ou poétiques. Ce qui n'est pas sans nous rappeler certains films de Fellini ou, plus proche encore, "Le Temps des gitans" d'Emir Kusturica, qui s'est sans doute fortement inspiré du métrage de Petrovic tant pour son sujet que pour son mélange de réalisme et de fantaisie. Plus qu’une curiosité, « J’ai même rencontré des Tziganes heureux » est un grand film à découvrir absolument. Mieux vaut tard que jamais !

I feel good (Benoît Delépine)

note: 4La beauté des laids Erwann - 18 mai 2019

Si l'on a pu reprocher au cinéma de Kervern/Delépine son côté quelque peu foutraque, ce sixième film est peut-être l'un de leurs plus formellement aboutis. Les plans sont très travaillés et l’image très belle. Heureusement, on ne perd pas en folie ce que l'on gagne en esthétique : le duo grolandais aime toujours autant les situations tordues et les acteurs atypiques (encore un vrai défilé de « gueules » !). L'esprit "Groland" est donc bien là, cet esprit potache et plus proche des "sans-dents" que des cols blancs de la finance. Cette fable socio-économique est un véritable hymne au recyclage, et à la communauté Emmaus en particulier. "Rien ne se perd, tout se transforme", les objets comme les consciences, tel pourrait être l'adage de ce long-métrage qui détonne. Le duo Dujardin/Moreau fonctionne parfaitement, la star française confirmant ici son attirance pour les projets ambitieux et en marge. On ne s'en plaindra pas !

La couleur des émotions (Anna Llenas)

note: 5Merci la couleur des émotions Hélène - 30 avril 2019

Aider les enfants à percevoir leurs émotions, tel est l'objectif de ce livre. Plébiscité par de nombreux professionnels de l’enfance (orthophoniste, psychologue, enseignants) ce livre permet d’aborder avec finesse les sentiments et émotions avec les enfants.
Les petits à qui je l'ai présenté ont adoré et m'ont demandé de leur créer des petits pots à émotions :)
Existe en pop-up à la médiathèque pour les professionnels.

Le plus bel ami de l'homme (Frédéric Fougea)

note: 4Tout ce que devons au chien... Yann - 17 avril 2019

Nous avons une dette incroyable face à cet animal de compagnie qui nous accompagne depuis plus de 20 000 ans. De la domestication du loup au chien secouriste, le documentaire retrace le parcours du chien à nos côtés, sur la voie de l'humanité. Il est le gardien de nos troupeaux, de nos champs, de nos enfants, de nos secrets, de nos émotions. Préparez-vous à verser quelques larmes devant ce documentaire animalier qui rend hommage à nos compagnons à quatre pattes. Une très belle découverte !

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres n° 1 (Emil Ferris)

note: 5Monstres et cie Erwann - 12 avril 2019

Moi, ce que j’aime ce sont les BD monstrueusement atypiques, originales et ambitieuses. C’est dire si je me suis délecté de ce roman graphique de plus de 400 pages, où la grande beauté des illustrations au stylo-bille sert une dense et puissante narration. Un vrai livre-monde, qui sait nous faire entrer dans la tête d’une petite fille observatrice des sombres méandres de l’âme humaine, mais aussi aborder avec subtilité de grands sujets comme l’acceptation de soi, le sort des minorités, l’Histoire, l’art ou la famille. L’originalité et la densité du livre d’Emil Ferris, dont une suite devrait paraître cette année, ne plairont peut-être pas à tout le monde, mais moi, c’est ce que j’aime ! (au vu de tous les prix récoltés, j'ai l'impression de ne pas être le seul !)

Cloud Atlas (Tom TYKWER)

note: 4De vies en vies... Yann - 20 mars 2019

Cloud Atlas est un vrai OVNI cinématographique, épique et époustouflant, qui mérite le détour. Les Wachowski (qui ont réalisé la saga Matrix) et Tom Tykwer signent un film choral porté entre autre par Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant ou le génialissime Jim Broadbent. Adapté d’un roman de David Mitchell, Cloud Atlas est un film multiple qui se déroule à plusieurs époques : du XIXe siècle à un futur lointain en passant par l’après-guerre ou les années 70. Le film aborde la question des vies antérieures : les protagonistes de chaque époque sont liés les uns aux autres à travers le temps, les acteurs incarnant tous différents rôles. Saluons au passage le travail réalisé sur les costumes, les maquillages et les décors incroyables. De plus chaque époque correspond à un genre cinématographique. Historique, science-fiction, polar, romance, comédie se mélangent allégrement sans que cela ne gâche le film. Le film est beau visuellement, cohérent au niveau du scénario. Petit bémol : il faut accepter d’être perdu dès le début et le film est relativement long. Yann

Chaque jour Dracula (Loïc Clément)

note: 5Mordant de vérité ! Hélène - 12 mars 2019

Loïc Clément aborde avec intelligence le difficile sujet du harcèlement scolaire et de la différence.
À dévorer et à mettre entre toutes les mains !

Super Sami ! (Thérèse Bonté)

note: 5Au top pour l'apprentissage de lecture Hélène - 19 février 2019

« J’apprends avec Sami et Julie » est une collection spécialement conçue pour les enfants apprenant à lire. On aime les histoires courtes, drôles et faciles à lire. Écrites avec des mots en adéquation avec leur progression : une quantité de texte à lire réduite et adaptée, un texte écrit en gros, des mots bien détachés les uns des autres et des lignes bien espacées…
A conseiller aux enfants qui débutent l’apprentissage pour leur donner confiance en eux et le goût de la lecture.

Agatha Raisin enquête n° 01
La quiche fatale (M. C. Beaton)

note: 4Totalement loufoque Hélène - 19 février 2019

Agatha Raisin prend sa retraite et décide d'aller paisiblement vivre dans un cottage en pleine campagne. Mais sa retraite ne sera pas de tout repos… Dès son arrivée, elle participe au concours de quiches (en trichant) et arrive à tuer un des notables de la ville en un seul week-end... Unique, elle ne ressemble ni à l'héroïne sexy super jeune ... ni à la vieille dame passant son temps à tricoter comme dans Miss Marple.
Agatha Raisin... c'est une quinqua de notre époque, débordante de pêche, acariâtre par moment, aimant descendre une pinte de temps à autre, avec un franc-parler disons... imagé. Le second degré est présent à toutes les pages. J'ai passé un bon moment à rire pour la simple raison que je visualisais les différentes scènes. Un bon roman pour se détendre.

Perudo (Cosmo Fry)

note: 3Le jeu préféré des Bleus ! Yann - 16 février 2019

Perudo, jeu d'origine péruvienne, est à la fois un jeu de dés et de bluff. Ce qui en fait un jeu idéal pour débuter ou pimenter une soirée jeux entre amis. Chaque joueur cherche à conserver ses cinq dés de départ tout en faisant perdre ceux de ses adversaires à l'aide de paris... De la prudence maladive au bluff le plus extrême, à chacun sa stratégie... Mais attention aux faces de dés Paco qui viendront bouleverser les plans les plus audacieux. Quoiqu'il en soit, ce jeu d'ambiance ravira tout le monde. Même nos champions du monde de football en titre se sont laissés prendre. Les Bleus sont des fans absolus de ce jeu auxquels ils s'adonnent entre deux matchs ! Quant à nous, on adore !

The end (Zep)

note: 5Zep : dans la cour des grands Erwann - 8 février 2019

"The end" est un formidable thriller écologique scénarisé et dessiné par Zep, le papa de Titeuf. Il y démontre un fois de plus sa maîtrise dans le domaine de la BD adulte, après les déjà très bons "Une histoire d'hommes" en 2013 et "Un bruit étrange et beau" en 2016. Une histoire palpitante servie par un trait magnifique, merci Zep !

A ghost story (David Lowery)

note: 3Ceci n'est pas un film d'horreur ! Yann - 8 février 2019

Ne traduisez pas « A ghost story » par histoire de fantômes mais plutôt par l'histoire d’UN fantôme. En l’occurrence celui du personnage joué par Casey Affleck, mort dans un accident de voiture, alors qu’il devait déménager avec sa femme. Réincarné en un spectre affublé d’un drap blanc, il retourne hanté la maison de son épouse. Mais pour lui, le temps passe et défile plus vite que pour les mortels… alors que sa femme s’en va, de nouvelles vies viennent empiéter son domaine.
Loin du film d’horreur, auquel il emprunte pourtant quelques codes, ce long-métrage de David Lowery vous possédera ou vous repoussera. Passée la première demi-heure et ses looooongs plan-séquences, le film prend enfin son rythme jusqu'à la conclusion et la résolution de l’énigme : qu’attend ce fantôme ? Pourquoi est-il encore là ? L’histoire de cet esprit invite à une lente réflexion sur le temps qui passe et sur les lieux que l’on habite (ou qui nous habitent).

Le cycle de Syffe n° 01
L'enfant de poussière (Patrick K. Dewdney)

note: 5L'enfance de Syffe Erwann - 22 janvier 2019

"L'enfant de poussière" est le superbe premier tome d'une série de fantasy médiévale, qui pourrait constituer une belle porte d'entrée dans le genre pour qui voudrait s'y essayer (très peu de magie ou de créatures fantastiques dans ce roman). Récit initiatique sur un arrière-plan de tumulte historique, "L'enfant de poussière" met en scène un monde en transition, écartelé entre un âge d'or révolu et un présent incertain. Contrairement à George R.R. Martin et son Trône de Fer, l’auteur Patrick Dewdney écarte très vite de son récit les intrigues politiques de palais pour s'intéresser au petit peuple, à ceux qui ne sont rien, prolétaires sans cesse ballottés par les décisions des puissants. Le personnage principal, Syffe, est de ceux-là : orphelin sang-mêlé en butte aux discriminations ordinaires et à l'injustice de son époque troublée, les cinq années décrites dans ce tome vont constituer pour lui un rude apprentissage de la survie, sans qu’il n’ait pour l’instant aucune prise réelle sur son destin.
Il suffit d’un seul paragraphe pour être ferré par le regard perspicace et sans concessions de l'auteur, regard doublé d’une plume riche et fluide qui ne fait que renforcer l’addiction. Vite vite, la suite !

Game night (Jonathan Goldstein)

note: 4Happy Games raté ! Yann - 19 janvier 2019

Max et Annie sont des joueurs invétérés. Ils organisent chaque semaine des soirées jeux de société avec leurs amis, tout en évitant soigneusement d’inviter leur voisin Gary, un brin… particulier. Mais lorsque Brooks, le frère tant admiré, revient dans la vie de Max inopinément, ce dernier perd pied. Brooks décide à son tour d’organiser une murder-party dont le contrôle lui échappe rapidement. Malgré eux, les joueurs devront vivre une partie dantesque pour tenter de survivre à la soirée…
Cette comédie au rythme endiablée joue avec les codes du polar et du film d’horreur tant et si bien, qu’au début du film, on ne sait pas si l’on doit rire ou frémir… Mais petit à petit l’histoire s’installe, les blagues fusent et l’on se marre beaucoup. Parfois caricaturaux – mais c’est bien normal pour une comédie - les personnages, sont tout de même rudement bien campés par leurs acteurs. Un film divertissant, un poil flippant, qui parlera aux amateurs de jeu et aux geeks tant les références au cinéma de genre et aux jeux de société sont nombreuses.

Extases n° 1 (Jean-Louis Tripp)

note: 4Tripp mis à nu Erwann - 8 janvier 2019

Jean-Louis, enfant timide, va découvrir une passion pour les plaisirs solitaires et une fascination pour les filles… Jean-Louis Tripp, coauteur de Magasin général, revient avec un album très personnel qui sonde sans tabous sa libido et son rapport au sexe depuis l’enfance. Sur ce thème, rien n’est éludé : plaisirs solitaires, jeux coquins, homosexualité, échangisme, prostitution… sans que l’œuvre ne vire au catalogue pornographique. Au contraire, on est ici face à un album profondément intimiste et courageusement sincère, l’auteur mettant à nu ses doutes et ses peurs, l’égoïsme ou la jalousie, les hésitations et la morale bien-pensante. Extases est une joyeuse introspection sexuelle, un témoignage sans mauvaise pudeur qui questionne parfois crûment mais toujours intelligemment la sexualité masculine. Une grande première en bande dessinée ?

Quel est le secret du Père Noël ? (Marla Frazee)

note: 3Quel est le secret du père Noël ? Yann - 5 janvier 2019

Quel est le secret du père Noël pour ne jamais se tromper de cadeau pour tel ou tel enfant ? Vous le saurez en lisant cet album ! C'est un travail titanesque qui attend notre gros barbu : essayer les jouets, sélectionner les plus beaux papiers cadeaux, prendre des notes sur les enfants... Il n'a pas trop d'une année pour préparer sa distribution ! Et tout cela sans l'aide d'un lutin mais avec beaucoup de tasses de café et en caleçon ! Les grandes illustrations de cet album plongent d'emblée l'enfant dans la magie de noël et lui permettent de patienter jusqu'à la prochaine venue du Père Noël.

Filmo graphique (Edward Ross)

note: 4Ciné-BD Erwann - 21 décembre 2018

Une excellente BD documentaire sur le cinéma, qui décrypte parfaitement les mécanismes à l’œuvre dans le 7ème art. De multiples thématiques explorées avec justesse, des exemples de films et de réalisateurs toujours bien choisis, un dessin simple mais efficace, c'est la BD à mettre aussi bien entre les mains des novices que des cinéphiles plus confirmés.

Bluebells wood (Guillaume Sorel)

note: 4Un si beau cauchemar... Erwann - 4 décembre 2018

Depuis la disparition de sa femme, William s’est retiré dans une maison au pied d’une falaise où il s’adonne pleinement à son art, la peinture. Lors d’une sortie en mer, il est attaqué par deux sirènes et ne doit son salut qu’à une troisième, qui va tomber amoureuse de lui… Guillaume Sorel donne sa version du mythe de la sirène, très éloignée de celle d’Andersen ! Ici, les créatures marines sont des bêtes sanguinaires, maléfiques et violentes, empreintes de folie meurtrière. On ne sait si elles sont réelles ou si elles n’existent que dans l’esprit endeuillé de William. Sorel réussit à rendre vraisemblable le fantastique grâce à son dessin fabuleux (chaque case est un tableau qu’on aimerait accrocher chez soi), réaliste mais toujours nimbé d’irréel, tant pour les corps représentés que pour les paysages. Une nouvelle réussite pour Guillaume Sorel, auteur à part à l'univers à la fois sombre, fantastique et très onirique.