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Duel au soleil (Manuel Marsol)

note: 3Tension extrême Yann - 19 octobre 2019

La tension est extrême sous le soleil du Far West. Un Indien et un cow-boy se font face, le duel est lancé. Cadrage rapproché sur les yeux, cadrage serré sur [...]

Les grands espaces (Catherine Meurisse)

note: 4Enfance, paradis perdu ? Yann - 14 octobre 2019

Les grands espaces de Catherine Meurisse sont ceux de l'enfance. Une enfance passée à la campagne auprès de sa sœur et de ses parents qui rénovent un vieux corps de [...]

Zizis et zézettes (Camille Laurans)

note: 5Comment aborder la sexualité avec ses enfants ? Hélène - 11 octobre 2019

Lors de l'émission "Pornographie : jeunesse en danger", sur France TV, il était expliqué que l'une des façons de protéger les enfants est de leur parler de sexualité et d'amour [...]

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Les derniers coups de coeur

 

Duel au soleil (Manuel Marsol)

note: 3Tension extrême Yann - 19 octobre 2019

La tension est extrême sous le soleil du Far West. Un Indien et un cow-boy se font face, le duel est lancé. Cadrage rapproché sur les yeux, cadrage serré sur les armes. Les protagonistes sont prêts à tirer. Mais c'est sans compter sur les nombreux contretemps qui vont venir perturber ce duel fratricide !
Avec beaucoup d'humour, Manuel Marsol rend hommage aux westerns dans cet album jeunesse. Tout y est : les rocheuses, le chemin de fer, les chevaux, les bisons... Ne manque que la musique d'Ennio Morricone en fond sonore. Les petits seront ravis de lire un album de cow-boys, les plus grands se bidonneront devant cette drôle de révérence aux films de genre.

Les grands espaces (Catherine Meurisse)

note: 4Enfance, paradis perdu ? Yann - 14 octobre 2019

Les grands espaces de Catherine Meurisse sont ceux de l'enfance. Une enfance passée à la campagne auprès de sa sœur et de ses parents qui rénovent un vieux corps de ferme et créent un jardin paysager. La petite fille y grandit au vert, au calme. Quel intérêt y aurait-il à lire la chronique de cette enfance heureuse ? Parce que ces heures de jardinage, de rêveries, de lectures ont façonné l'artiste qu'est devenue Catherine Meurisse. Présentée comme un inventaire à la Prévert, cette bande dessinée multiplie les références littéraires (Proust, Loti, Zola...), culturelles (Le Nôtre et ses jardins à la française...) et picturales (Watteau, Corot, Courbet, Le Caravage), les mêlant étroitement aux souvenirs de jeunesse de l'auteur. Avec beaucoup d'humour, C. Meurisse évoque aussi des problèmes typiquement paysans mais faisant toujours l'actualité : les pesticides et Monsanto, le remembrement agricole, la multiplication des lotissements. A la manière d'un jardin à l'anglaise, un peu fouillis, un peu brouillon, on trouve aussi pêle-mêle dans cet ouvrage, de magnifiques planches botaniques, des conseils de jardinage, des tranches de vie à la campagne (dont le festival du Cabicou !), le Futuroscope, Ségolène Royal, le musée du Louvre et un nain de jardin bavard. "Le rêve est dans la Nature et la Nature reprend toujours ses droits." Voici une bande dessinée qui lui rend hommage.

Zizis et zézettes (Camille Laurans)

note: 5Comment aborder la sexualité avec ses enfants ? Hélène - 11 octobre 2019

Lors de l'émission "Pornographie : jeunesse en danger", sur France TV, il était expliqué que l'une des façons de protéger les enfants est de leur parler de sexualité et d'amour dès la petite enfance... Mais comment aborder ce sujet avec eux ? "Zizis et zézettes" de la collection "Mes p'tits pourquoi" chez Milan est un bon support pour évoquer ce sujet. Le livre est explicite et facile à comprendre. Les dessins sont très bien faits. Ajouter un peu d'humour et voilà un sujet comme un autre à aborder en famille !

El boxeador (Rubén Del Rincon)

note: 4Knock out Erwann - 11 octobre 2019

Ce roman graphique marque d’abord par sa belle présentation : jeu des couleurs tout en opposition, format à l'italienne, découpage original... Le livre se présente en deux parties distinctes qui ne se rejoignent que sur la page centrale. Il met en scène, selon le côté où l'ouvre, l’un des deux boxeurs sous le crayon d'un des dessinateurs: Rubén del Rincón pour Rafa et Manolo Carot pour Hector. Un trait bon enfant et en rondeurs pour le premier, l'autre plus marqué et nerveux et toujours ce jeu d’opposition entre le rouge et le noir qui crée une ambiance vraiment fascinante. Une BD à la présentation originale sans que cela ne soit gadget car elle renforce l’antagonisme entre les boxeurs, mais surtout un bel ouvrage mettant en scène des personnages forts et soigneusement écrits. Un bel uppercut !

Les riches au tribunal (Monique Pinçon-Charlot)

note: 4Bien mal acquis ne profite jamais ? Erwann - 11 octobre 2019

En suivant le procès Cahuzac, Monique et Michel Pinçon-Charlot s’associent au dessinateur Étienne Lécroart pour démonter les mécanismes de l’évasion fiscale, et montrer comment, chez les classes dirigeantes, la fraude se gère "en famille"... Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’évasion fiscale, fléau de nos démocraties modernes, le tout vulgarisé par le couple Pinçon-Charlot, sociologues spécialistes des classes supérieures de la société. Si vous cherchez un livre qui apaise, passez votre chemin. Si vous cherchez par contre à comprendre comment cet acte antidémocratique peut être perpétré, cette BD met en lumière aussi simplement que cela est possible les rouages d’une pratique bien trop courante chez les élites dirigeantes de notre beau pays. Un livre d’utilité publique.

Kamisado (Peter Burley)

note: 4Duel au pays des couleurs ! Yann - 10 octobre 2019

Les jeux les plus simples sont parfois les meilleurs ! Cela se vérifie avec Kamisado, un jeu pour deux qui rappelle évidemment les classiques intemporels : Echecs, Dames, jeu de Go... Mais ici lorsque l'on perd, on ne peut s'en prendre qu'à soi-même ! Car c'est vous qui offrez les coups suivants à votre adversaire. Et c'est bien évidemment ce qui fait tout le piquant de ce duel au pays des couleurs.
Imaginez un plateau à damier sur laquelle chaque case est colorée. Chaque joueur possède huit tours, elle-mêmes portant chacune une couleur sur le dessus. Si le premier joueur pose l'une de ses tours sur une case rouge, le joueur suivant est obligé de jouer sa tour rouge ! Le but du jeu est d'aller placer au moins une de ses tours sur la ligne de départ adverse, en n'avançant qu'en avant ou en diagonale, sans jamais pouvoir reculer. Cette règle, assez simple en apparence, donne lieu à beaucoup de stratégies qui sont souvent réduites à néant par le coup suivant de l'adversaire, celui que l'on attendait pas. Ce qui nous invite à élaborer de nouvelles réflexions pour les coups suivants. Ce beau jeu de société, au style oriental, est prenant et offre de nombreuses heures de jeu en perspective.

Lost (Camélia Jordana)

note: 5Pas perdu pour tout le monde Erwann - 16 août 2019

Sortie du ventre tiédasse d'un quelconque télé-crochet, je n'aurais à l'époque pas parié un kopeck sur le talent de Camélia Jordana, et ce malgré un grain de voix déjà séduisant qui renvoyait ses concurrents-es dans les cordes. C'était une erreur, force est de le constater aujourd'hui, tant elle a depuis su éviter les pièges du formatage et faire épanouir une vraie originalité. C'est encore plus vrai pour ce troisième album, qu'elle a en grande partie écrit et composé : n'hésitant pas à tourner le dos aux formats de la pop traditionnelle, elle explore, expérimente autour de sa voix (toujours aussi incroyable et vectrice d'émotions) et des instrumentations. Un véritable tour de force, mélange de sons, de langues et d'esthétiques musicales, qui garde malgré tout sa cohérence de bout en bout. Un grand album, qui, l'on espère, n'est que le premier d'une longue série !

Annihilation (Alex Garland)

note: 4SF mutante Erwann - 9 août 2019

Après nous avoir gratifié d'un très bon premier film (Ex-Machina, belle réflexion sur l'intelligence artificielle), le réalisateur Alex Garland revient avec Annihilation, adaptation produite par Netfix d'un roman de SF (la trilogie du Rempart Sud écrite par Jeff VanderMeer et publié par les éditions Au Diable Vauvert).
Dès les premières minutes, l'ambiance est tendue et mystérieuse. Et peu à peu, l’air de rien, l’angoisse monte. Non pas comme un film d’horreur, plutôt comme un malaise grandissant, une atmosphère poisseuse et saisissante générée en partie par le visuel de créatures mutantes toujours sur le fil entre le sublime et l'horreur pure. Alex Garland crée un univers à part entière, hostile aux humains d’un point de vue extérieur, mais également et surtout, de l’intérieur. Autant une expédition qu’un parcours psychique semé d’embûches pour l'équipe (exclusivement féminine, c'est assez rare pour le noter) qui parcourt ces terres chimériques. Entre un Avatar en putréfaction et un The Thing des temps modernes, Annihilation est un film de science-fiction d’une intelligence rare, qui, sans rechercher l’action à tout prix ni le grandiose en terme d’effets spéciaux, nous en met plein les mirettes !

Jean-Christophe et Winnie (Marc Forster)

note: 4"Oh la barbe !", le retour de Winnie ! Yann - 17 juillet 2019

Vous souvenez-vous de Jean Rochefort ouvrant un grand livre et nous racontant Winnie l’ourson avant que le dessin animé de Disney ne commence ? De beaux souvenirs d’enfance, n’est-ce-pas ? C’est la même émotion qui nous étreint devant ce film live de Winnie. Tout en peluche, les joyeux compagnons de Jean-Christophe sont adorables. Ils partent à la recherche de celui-ci qui est devenu adulte : un peu austère, triste, éloigné de sa femme et de sa fille. Porcinet, Tigrou et cie feront remonter l’enfant qui sommeille toujours en lui. Les films Disney ne sont jamais aussi convaincants que quand ils nous rappellent que nous sommes encore de grands enfants. Et Winnie, cet ours de peu de cervelle, un peu philosophe, un peu poète, c’est le personnage qui nous rappelle notre part d’enfance ! « Ne RIEN faire mène le plus souvent à BIEN faire » nous dit Winnie. A méditer !

Céleste, ma planète (Timothée de Fombelle)

note: 4Sorti en 2009, ce roman est plus que jamais d'actualité ! Hélène - 16 juillet 2019

Un petit roman sans prétention, qui va droit au but et bien qu'abordé de manière métaphorique, fait bien passer aux enfants le message simple qu'il vise à leur transmettre : ne pas prendre soin de notre planète, la laisser mourir, c'est mettre aussi la vie des hommes en jeu. Recommandé par l'éducation nationale et souvent étudié en 5ème.

Who do you love (Arabrot)

note: 4Who do you love Erwann - 4 juillet 2019

Si, au départ, le groupe norvégien Årabrot pratiquait un noise-rock abrasif, ce neuvième album prend la tournure d’un rock sombre à la Nick Cave, auquel aurait été greffée une rythmique implacable à la Swans ou Killing Joke. Cette mue, plus accessible et accrocheuse, ne fait pas pour autant disparaître l’originalité dont a toujours su faire preuve le groupe. Derrière son côté efficace, Who Do You Love s’autorise en effet ce qui lui chante : hymnes directs qui débutent le disque, troublant duo de chansons interprété par Karin Park (compagne du leader Kjetil Nernes et star de la pop en Norvège), ou reprise de Sinnerman, chant gospel popularisé par Nina Simone et qui en devient instantanément l’une des meilleurs versions existantes. Un grand disque de rock qui transpire la classe et l’émotion pure !

La montagne de livres (Rocio Bonilla)

note: 5Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade... Hélène - 2 juillet 2019

Un très joli album sur le plaisir de lire qui fait référence à des classiques littéraires comme le Petit Prince, King Kong et le Livre de la jungle. Cette histoire montre aux enfants tout ce que permet la lecture : s'évader, voler et réaliser ses rêves. Un album à partager aux premiers moments de lecture pour déclencher un déclic qui ne fera plus quitter le monde des livres et de l'imaginaire aux enfants.

Emile fait l'aventure (Vincent Cuvellier)

note: 4Sacré Emile... Hélène - 2 juillet 2019

On adore les aventures d'Emile, ce petit garçon espiègle et un tantinet têtu qui se met dans des situations plus cocasses les unes que les autres.
Prix Sorcières catégorie Première Lecture, idéal pour commencer la lecture avec humour...

Horrifikland (Lewis Trondheim)

note: 3Terrifiquement beau ! Yann - 13 juin 2019

Décidément, Lewis Trondheim est accroc à Mickey Mouse. Après avoir signé, Mickey's craziest adventures et Donald's happiest adventures, le revoilà aux commandes de cet Horrifikland, associé à Alexis Nesme. Et la moindre des choses à dire, c'est que tu vas aimer frissonner avec Mickey et ses amis dans ce parc d'attractions à l'abandon... Mickey, détective, est à la recherche du chat d'une vieille dame mais notre fin limier va flairer la piste d'une autre enquête. Après avoir déjoué les plans de Pat Hibulaire, le voilà sur la trace de mystérieux fantômes. Qu'y-a-t-il de bizarre à cela dans un parc d'attractions consacré à l'étrange ? Ces drôles de fantômes-là laissent des traces de pas !
Si tu aimes les attractions farfelues, le mystère et le fantastique, cette BD est pour toi ! On retrouve nos personnages préférés : un Donald plus que peureux, un Dingo maladroit et benêt et un Mickey super balèze en résolution d'affaires criminelles. Cette histoire te rappellera aussi l'univers de Scooby-Doo et te ravira par les magnifiques dessins d'Alexis Nesme. Chaque case est traitée comme une petite peinture, c'est très beau !

Ueno Park (Antoine Dole)

note: 5Le temps des cerisiers Yann - 12 juin 2019

Hanami est le temps de l’éclosion des fleurs de cerisiers, période de renaissance et de changement dans le cœur des Japonais. Inspiré par cette saison, Antoine Dole brosse le portrait de huit adolescents dont les pas les mène tous à Ueno Park. Sous les branches des cerisiers millénaires, ils se livrent tous à une introspection : rejetant le carcan que leur impose la société japonaise traditionnelle, ils rêvent de vivre leur vie à leur manière, d’être mieux compris, accepté ou aimé. On croise ainsi Haruto survivant du tsunami de 2011, rêvant de devenir artiste, mais qui se destine à la fac de médecine en souvenir de son père disparu. Ou encore Ayumi, qui pour la première fois depuis deux ans, ose sortir de chez elle, après une longue période de claustration.
L’écriture d’Antoine Dole est subtile, poétique, pleine de grâce. Il trouve le ton juste pour chaque personnage, creusant des portraits tout en nuances en prenant son temps pour remuer son lecteur. J’ai particulièrement été touché par la nouvelle concernant « Fuko ». Mais pour en savoir plus, il vous faudra lire ce court roman !

Ce qui nous lie (Cédric Klapisch)

note: 5Ce qui les lie nous émeut... Yann - 4 juin 2019

Il y a des films dont l'atmosphère nous sied tant, dont l'histoire nous emporte tellement que l'on souhaiterait qu'ils ne se terminent jamais. "Ce qui nous lie" de Klapisch est de ceux-là. Les vignes de Bourgogne sont le théâtre d'un drame familial : Jean, Juliette et Jérémie viennent de perdre leur père, viticulteur. Au moment où les vendanges vont commencer, ils doivent prendre une décision : vendre le domaine ou le conserver. Alors que sonnent l'heure de leurs retrouvailles, ils doivent se (re)découvrir frères et soeurs malgré leurs vies, les non-dits, les souvenirs et le chagrin. Le temps d'une année complète de vinification.
Voici une belle histoire de famille, bouleversante, émouvante parce qu'universelle dans ses thèmes et son propos. Ce qui lie ces trois-là nous émeut forcément. Et puis le cadre du film est magnifique : les paysages du vignoble bourguignon en toutes saisons donne une belle profondeur, une belle couleur à ce récit. Un film touchant, un bon millésime que ce long-métrage de Klapisch.

Mets le feu et tire-toi (James McBride)

note: 4Say it loud : I'm black and I'm proud ! Erwann - 31 mai 2019

Enquêtant sur James Brown, l'auteur Jim McBride suit la piste du chanteur en Caroline du Sud, là où tout a commencé pour l'homme qui deviendra plus tard le fier symbole de toute une communauté. C'est d'ailleurs un grand reportage qui relève plus de l'essai sur l'importance de James Brown pour les Afro-Américains, et sur ce plan-là, le récit est plus que passionnant. Mac Bride dresse le tableau de Mr Brown dans toute sa complexité, et n'élude aucun de ses défauts : mégalo, opportuniste, calculateur, toujours obsédé par le business et faire de l'argent, tout n'est pas rose, loin de là, et beaucoup de personnes qui l'ont côtoyé en gardent une grande amertume. Mais plus que l'histoire de ce Noir né dans une petite ville misérable de Caroline du sud et qui va révolutionner la musique, c'est l'histoire des Noirs américains qui est ici contée, dans le contexte d'une Amérique toujours aussi fascinante, et tout autant méprisable... Un bel essai au style très fluide, qui contentera les novices comme les fans du Godfather of Soul.

J'ai même rencontré des Tziganes heureux (Aleksandar Petrovic)

note: 4Djelem, djelem Erwann - 25 mai 2019

"J’ai même rencontré des Tziganes heureux" est considéré comme l'œuvre la plus aboutie d'Aleksandar Petrovic, réalisateur le plus important du cinéma yougoslave des années 60 et 70. Ce film, qui a raflé en 1967 un Prix spécial du Jury au festival de Cannes, est malgré tout resté invisible pendant 50 ans, jusqu'à sa restauration et réédition récente en DVD.
Premier long-métrage de l’histoire du cinéma à axer son récit sur la culture tzigane, le film se présente comme un foisonnement de couleurs et de musique, autour d’un scénario qui distille ce mélange de frustration, de fierté et d’espoir inhérent à tout le peuple tzigane. Peuple qui se reconnaîtra d’ailleurs complètement dans l'œuvre au moment de sa sortie, allant jusqu'à s'approprier l’une des chansons du film, Djelem Djelem, et d’en faire leur hymne communautaire. A l’image des Tziganes, le métrage de Petrovic refuse les sentiers balisés, n’hésitant pas à mélanger de nombreux éléments dramatiques et un fort ancrage social à des passages burlesques, insolites ou poétiques. Ce qui n'est pas sans nous rappeler certains films de Fellini ou, plus proche encore, "Le Temps des gitans" d'Emir Kusturica, qui s'est sans doute fortement inspiré du métrage de Petrovic tant pour son sujet que pour son mélange de réalisme et de fantaisie. Plus qu’une curiosité, « J’ai même rencontré des Tziganes heureux » est un grand film à découvrir absolument. Mieux vaut tard que jamais !

I feel good (Benoît Delépine)

note: 4La beauté des laids Erwann - 18 mai 2019

Si l'on a pu reprocher au cinéma de Kervern/Delépine son côté quelque peu foutraque, ce sixième film est peut-être l'un de leurs plus formellement aboutis. Les plans sont très travaillés et l’image très belle. Heureusement, on ne perd pas en folie ce que l'on gagne en esthétique : le duo grolandais aime toujours autant les situations tordues et les acteurs atypiques (encore un vrai défilé de « gueules » !). L'esprit "Groland" est donc bien là, cet esprit potache et plus proche des "sans-dents" que des cols blancs de la finance. Cette fable socio-économique est un véritable hymne au recyclage, et à la communauté Emmaus en particulier. "Rien ne se perd, tout se transforme", les objets comme les consciences, tel pourrait être l'adage de ce long-métrage qui détonne. Le duo Dujardin/Moreau fonctionne parfaitement, la star française confirmant ici son attirance pour les projets ambitieux et en marge. On ne s'en plaindra pas !

La couleur des émotions (Anna Llenas)

note: 5Merci la couleur des émotions Hélène - 30 avril 2019

Aider les enfants à percevoir leurs émotions, tel est l'objectif de ce livre. Plébiscité par de nombreux professionnels de l’enfance (orthophoniste, psychologue, enseignants) ce livre permet d’aborder avec finesse les sentiments et émotions avec les enfants.
Les petits à qui je l'ai présenté ont adoré et m'ont demandé de leur créer des petits pots à émotions :)
Existe en pop-up à la médiathèque pour les professionnels.

Le plus bel ami de l'homme (Frédéric Fougea)

note: 4Tout ce que devons au chien... Yann - 17 avril 2019

Nous avons une dette incroyable face à cet animal de compagnie qui nous accompagne depuis plus de 20 000 ans. De la domestication du loup au chien secouriste, le documentaire retrace le parcours du chien à nos côtés, sur la voie de l'humanité. Il est le gardien de nos troupeaux, de nos champs, de nos enfants, de nos secrets, de nos émotions. Préparez-vous à verser quelques larmes devant ce documentaire animalier qui rend hommage à nos compagnons à quatre pattes. Une très belle découverte !

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres n° 1 (Emil Ferris)

note: 5Monstres et cie Erwann - 12 avril 2019

Moi, ce que j’aime ce sont les BD monstrueusement atypiques, originales et ambitieuses. C’est dire si je me suis délecté de ce roman graphique de plus de 400 pages, où la grande beauté des illustrations au stylo-bille sert une dense et puissante narration. Un vrai livre-monde, qui sait nous faire entrer dans la tête d’une petite fille observatrice des sombres méandres de l’âme humaine, mais aussi aborder avec subtilité de grands sujets comme l’acceptation de soi, le sort des minorités, l’Histoire, l’art ou la famille. L’originalité et la densité du livre d’Emil Ferris, dont une suite devrait paraître cette année, ne plairont peut-être pas à tout le monde, mais moi, c’est ce que j’aime ! (au vu de tous les prix récoltés, j'ai l'impression de ne pas être le seul !)

Cloud Atlas (Tom TYKWER)

note: 4De vies en vies... Yann - 20 mars 2019

Cloud Atlas est un vrai OVNI cinématographique, épique et époustouflant, qui mérite le détour. Les Wachowski (qui ont réalisé la saga Matrix) et Tom Tykwer signent un film choral porté entre autre par Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant ou le génialissime Jim Broadbent. Adapté d’un roman de David Mitchell, Cloud Atlas est un film multiple qui se déroule à plusieurs époques : du XIXe siècle à un futur lointain en passant par l’après-guerre ou les années 70. Le film aborde la question des vies antérieures : les protagonistes de chaque époque sont liés les uns aux autres à travers le temps, les acteurs incarnant tous différents rôles. Saluons au passage le travail réalisé sur les costumes, les maquillages et les décors incroyables. De plus chaque époque correspond à un genre cinématographique. Historique, science-fiction, polar, romance, comédie se mélangent allégrement sans que cela ne gâche le film. Le film est beau visuellement, cohérent au niveau du scénario. Petit bémol : il faut accepter d’être perdu dès le début et le film est relativement long. Yann

Chaque jour Dracula (Loïc Clément)

note: 5Mordant de vérité ! Hélène - 12 mars 2019

Loïc Clément aborde avec intelligence le difficile sujet du harcèlement scolaire et de la différence.
À dévorer et à mettre entre toutes les mains !

Super Sami ! (Thérèse Bonté)

note: 5Au top pour l'apprentissage de lecture Hélène - 19 février 2019

« J’apprends avec Sami et Julie » est une collection spécialement conçue pour les enfants apprenant à lire. On aime les histoires courtes, drôles et faciles à lire. Écrites avec des mots en adéquation avec leur progression : une quantité de texte à lire réduite et adaptée, un texte écrit en gros, des mots bien détachés les uns des autres et des lignes bien espacées…
A conseiller aux enfants qui débutent l’apprentissage pour leur donner confiance en eux et le goût de la lecture.

Agatha Raisin enquête n° 01
La quiche fatale (M. C. Beaton)

note: 4Totalement loufoque Hélène - 19 février 2019

Agatha Raisin prend sa retraite et décide d'aller paisiblement vivre dans un cottage en pleine campagne. Mais sa retraite ne sera pas de tout repos… Dès son arrivée, elle participe au concours de quiches (en trichant) et arrive à tuer un des notables de la ville en un seul week-end... Unique, elle ne ressemble ni à l'héroïne sexy super jeune ... ni à la vieille dame passant son temps à tricoter comme dans Miss Marple.
Agatha Raisin... c'est une quinqua de notre époque, débordante de pêche, acariâtre par moment, aimant descendre une pinte de temps à autre, avec un franc-parler disons... imagé. Le second degré est présent à toutes les pages. J'ai passé un bon moment à rire pour la simple raison que je visualisais les différentes scènes. Un bon roman pour se détendre.

Perudo (Cosmo Fry)

note: 3Le jeu préféré des Bleus ! Yann - 16 février 2019

Perudo, jeu d'origine péruvienne, est à la fois un jeu de dés et de bluff. Ce qui en fait un jeu idéal pour débuter ou pimenter une soirée jeux entre amis. Chaque joueur cherche à conserver ses cinq dés de départ tout en faisant perdre ceux de ses adversaires à l'aide de paris... De la prudence maladive au bluff le plus extrême, à chacun sa stratégie... Mais attention aux faces de dés Paco qui viendront bouleverser les plans les plus audacieux. Quoiqu'il en soit, ce jeu d'ambiance ravira tout le monde. Même nos champions du monde de football en titre se sont laissés prendre. Les Bleus sont des fans absolus de ce jeu auxquels ils s'adonnent entre deux matchs ! Quant à nous, on adore !

The end (Zep)

note: 5Zep : dans la cour des grands Erwann - 8 février 2019

"The end" est un formidable thriller écologique scénarisé et dessiné par Zep, le papa de Titeuf. Il y démontre un fois de plus sa maîtrise dans le domaine de la BD adulte, après les déjà très bons "Une histoire d'hommes" en 2013 et "Un bruit étrange et beau" en 2016. Une histoire palpitante servie par un trait magnifique, merci Zep !

A ghost story (David Lowery)

note: 3Ceci n'est pas un film d'horreur ! Yann - 8 février 2019

Ne traduisez pas « A ghost story » par histoire de fantômes mais plutôt par l'histoire d’UN fantôme. En l’occurrence celui du personnage joué par Casey Affleck, mort dans un accident de voiture, alors qu’il devait déménager avec sa femme. Réincarné en un spectre affublé d’un drap blanc, il retourne hanté la maison de son épouse. Mais pour lui, le temps passe et défile plus vite que pour les mortels… alors que sa femme s’en va, de nouvelles vies viennent empiéter son domaine.
Loin du film d’horreur, auquel il emprunte pourtant quelques codes, ce long-métrage de David Lowery vous possédera ou vous repoussera. Passée la première demi-heure et ses looooongs plan-séquences, le film prend enfin son rythme jusqu'à la conclusion et la résolution de l’énigme : qu’attend ce fantôme ? Pourquoi est-il encore là ? L’histoire de cet esprit invite à une lente réflexion sur le temps qui passe et sur les lieux que l’on habite (ou qui nous habitent).

Le cycle de Syffe n° 01
L'enfant de poussière (Patrick K. Dewdney)

note: 5L'enfance de Syffe Erwann - 22 janvier 2019

"L'enfant de poussière" est le superbe premier tome d'une série de fantasy médiévale, qui pourrait constituer une belle porte d'entrée dans le genre pour qui voudrait s'y essayer (très peu de magie ou de créatures fantastiques dans ce roman). Récit initiatique sur un arrière-plan de tumulte historique, "L'enfant de poussière" met en scène un monde en transition, écartelé entre un âge d'or révolu et un présent incertain. Contrairement à George R.R. Martin et son Trône de Fer, l’auteur Patrick Dewdney écarte très vite de son récit les intrigues politiques de palais pour s'intéresser au petit peuple, à ceux qui ne sont rien, prolétaires sans cesse ballottés par les décisions des puissants. Le personnage principal, Syffe, est de ceux-là : orphelin sang-mêlé en butte aux discriminations ordinaires et à l'injustice de son époque troublée, les cinq années décrites dans ce tome vont constituer pour lui un rude apprentissage de la survie, sans qu’il n’ait pour l’instant aucune prise réelle sur son destin.
Il suffit d’un seul paragraphe pour être ferré par le regard perspicace et sans concessions de l'auteur, regard doublé d’une plume riche et fluide qui ne fait que renforcer l’addiction. Vite vite, la suite !

Game night (Jonathan Goldstein)

note: 4Happy Games raté ! Yann - 19 janvier 2019

Max et Annie sont des joueurs invétérés. Ils organisent chaque semaine des soirées jeux de société avec leurs amis, tout en évitant soigneusement d’inviter leur voisin Gary, un brin… particulier. Mais lorsque Brooks, le frère tant admiré, revient dans la vie de Max inopinément, ce dernier perd pied. Brooks décide à son tour d’organiser une murder-party dont le contrôle lui échappe rapidement. Malgré eux, les joueurs devront vivre une partie dantesque pour tenter de survivre à la soirée…
Cette comédie au rythme endiablée joue avec les codes du polar et du film d’horreur tant et si bien, qu’au début du film, on ne sait pas si l’on doit rire ou frémir… Mais petit à petit l’histoire s’installe, les blagues fusent et l’on se marre beaucoup. Parfois caricaturaux – mais c’est bien normal pour une comédie - les personnages, sont tout de même rudement bien campés par leurs acteurs. Un film divertissant, un poil flippant, qui parlera aux amateurs de jeu et aux geeks tant les références au cinéma de genre et aux jeux de société sont nombreuses.

Extases n° 1 (Jean-Louis Tripp)

note: 4Tripp mis à nu Erwann - 8 janvier 2019

Jean-Louis, enfant timide, va découvrir une passion pour les plaisirs solitaires et une fascination pour les filles… Jean-Louis Tripp, coauteur de Magasin général, revient avec un album très personnel qui sonde sans tabous sa libido et son rapport au sexe depuis l’enfance. Sur ce thème, rien n’est éludé : plaisirs solitaires, jeux coquins, homosexualité, échangisme, prostitution… sans que l’œuvre ne vire au catalogue pornographique. Au contraire, on est ici face à un album profondément intimiste et courageusement sincère, l’auteur mettant à nu ses doutes et ses peurs, l’égoïsme ou la jalousie, les hésitations et la morale bien-pensante. Extases est une joyeuse introspection sexuelle, un témoignage sans mauvaise pudeur qui questionne parfois crûment mais toujours intelligemment la sexualité masculine. Une grande première en bande dessinée ?

Quel est le secret du Père Noël ? (Marla Frazee)

note: 3Quel est le secret du père Noël ? Yann - 5 janvier 2019

Quel est le secret du père Noël pour ne jamais se tromper de cadeau pour tel ou tel enfant ? Vous le saurez en lisant cet album ! C'est un travail titanesque qui attend notre gros barbu : essayer les jouets, sélectionner les plus beaux papiers cadeaux, prendre des notes sur les enfants... Il n'a pas trop d'une année pour préparer sa distribution ! Et tout cela sans l'aide d'un lutin mais avec beaucoup de tasses de café et en caleçon ! Les grandes illustrations de cet album plongent d'emblée l'enfant dans la magie de noël et lui permettent de patienter jusqu'à la prochaine venue du Père Noël.

Filmo graphique (Edward Ross)

note: 4Ciné-BD Erwann - 21 décembre 2018

Une excellente BD documentaire sur le cinéma, qui décrypte parfaitement les mécanismes à l’œuvre dans le 7ème art. De multiples thématiques explorées avec justesse, des exemples de films et de réalisateurs toujours bien choisis, un dessin simple mais efficace, c'est la BD à mettre aussi bien entre les mains des novices que des cinéphiles plus confirmés.

Bluebells wood (Guillaume Sorel)

note: 4Un si beau cauchemar... Erwann - 4 décembre 2018

Depuis la disparition de sa femme, William s’est retiré dans une maison au pied d’une falaise où il s’adonne pleinement à son art, la peinture. Lors d’une sortie en mer, il est attaqué par deux sirènes et ne doit son salut qu’à une troisième, qui va tomber amoureuse de lui… Guillaume Sorel donne sa version du mythe de la sirène, très éloignée de celle d’Andersen ! Ici, les créatures marines sont des bêtes sanguinaires, maléfiques et violentes, empreintes de folie meurtrière. On ne sait si elles sont réelles ou si elles n’existent que dans l’esprit endeuillé de William. Sorel réussit à rendre vraisemblable le fantastique grâce à son dessin fabuleux (chaque case est un tableau qu’on aimerait accrocher chez soi), réaliste mais toujours nimbé d’irréel, tant pour les corps représentés que pour les paysages. Une nouvelle réussite pour Guillaume Sorel, auteur à part à l'univers à la fois sombre, fantastique et très onirique.

Ces jours qui disparaissent (Timothé Le Boucher)

note: 4Au revoir Lubin ! Yann - 30 novembre 2018

Scénario original, dessin impeccable, fin géniale… Timothé le Boucher signe un album remarquable. L’histoire, celle de Lubin, un jeune acrobate qui ne se réveille qu’un jour sur deux, laissant la place à un « autre lui » est complètement addictive. En véritable page-turner, on ne décroche pas de cette BD tant on a hâte de découvrir d’où vient le problème de Lubin et la fin du récit. Le dessin, classique et efficace, colle parfaitement à l’atmosphère du récit. Timothé le Boucher réussit à faire vieillir ces personnages, les suivant pas à pas tout au long d’une vie qui ne cesse de se déliter. Car Lubin se réveille de moins en moins au profit de son autre personnalité. La douleur, la tristesse de son personnage émeuvent et nous font prendre conscience de la briéveté de nos vies. S’il est un message important dans cet album, c’est bien de mesurer la chance de vivre aux côtés de ceux que l’on aime et d’en profiter chaque instant.

Le Journal de Mickey n° 3465
Le Journal de Mickey - 14 novembre 2018 - 20 novembre 2018

note: 510/10 Mathys - 20 novembre 2018

Il est génial

Le Monde des ados n° 415
Le Monde des ados - 03 octobre 2018 - 16 octobre 2018

note: 5super Mathys - 20 novembre 2018

super, vous ne serez pas déçu

Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens (Becky Albertalli)

note: 5Positif ! Yann - 16 novembre 2018

Simon, 16 ans, lycéen, subit le chantage d’un autre élève. Martin révèle de dévoiler l’homosexualité de Simon, si celui-ci ne lui arrange pas un rendez-vous avec Abby. Simon est gay, n’a pas encore fait son coming-out et n’a d’autre choix que d’obtempérer. Pourtant, Simon est bien dans sa peau, entouré d’amis et de sa famille, il est prêt à « sortir du placard ». Mais il n’a pas encore osé. Le seul à qui il se confie par mail c’est Blue. Le pseudonyme d’un autre élève du lycée qui lui aussi est gay. Et c’est cette correspondance que Martin menace de révéler…
Le roman pour ados de Becky Albertalli, adapté au cinéma, sous le titre « Love Simon » est un vrai bonheur de lecture ! Il donne à voir une image positive de l’homosexualité et du coming-out, un cap difficile à passer, notamment pour les ados homos. Quant on sait que le taux de suicide est plus élevé chez les ados gays que chez les hétéros, il est nécessaire de pouvoir proposer et faire lire des romans aussi solaires et positifs que celui-ci. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un coup de cœur aussi fort pour un roman jeunesse. D’autant que celui est porté par une écriture moderne et la voix jeune et enthousiaste d’un jeune comédien, Gauthier Battoue !

Le musée des merveilles (Todd Haynes)

note: 5Un film magnifique Hélène - 16 octobre 2018

Un très beau conte qui se déroule sur deux époques et deux quartiers différents - le Manhattan des années 30 et le quartier du Queen's bariolé et funk des années 70.

Avec «Le Musée des merveilles», Todd Haynes nous parle de ce moment si précieux de l'enfance où tout nous parait possible et merveilleux ; où les sentiments d'abandon et d'amitié sont si universels qu'ils traversent le temps et l'espace pour nous toucher en plein coeur.
Le film multiplie ainsi les déclarations d'amour. Au septième art, avec cet hommage au cinéma muet et à New York aussi. Il y a une telle magie entre la photographie d'Ed Lachman et la musique de Carter Burwell que Todd Haynes peut se passer de mots sans que la narration n'en souffre. Gardez la boîte à mouchoir à proximité, le dernier quart d'heure vous fera couler quelques larmes, mais toujours avec douceur et une bienveillance infinie.

Un funambule sur le sable (Gilles Marchand)

note: 5Un véritable coup de coeur ! Théo - 9 octobre 2018

Ce livre est "GENIAL" !

Le bruit des silences (Valérie Gans)

note: 4Comédie de moeurs Yann - 25 septembre 2018

L'histoire d'amour que tisse Valérie Gans dans ce roman entre ses deux personnages Lorraine et Cyrille est l'opportunité de faire réfléchir le lecteur à la place des femmes dans notre société. Elle y aborde bien évidemment les relations homme-femme mais aussi le rôle de mère célibataire, celui de grand-mère, la filiation et les secrets de famille. Elle revient également sur la difficulté des hommes à être eux-mêmes, à toujours chercher leur place dans une société où les femmes prennent une importance en constante évolution. Enfin, elle évoque les violences faites aux femmes à travers le personnage de Julie, la soeur de Lorraine, sous l'emprise d'un pervers narcissique. C'est à une comédie de moeurs moderne et attachante que nous invite l'auteure, une histoire qui se lit bien et qui est captivante !

New earth project (David Moitet)

note: 4Un roman de science-fiction jeunesse réussi qui vous invite à une réflexion sur l'écologie et la sol Hélène - 8 septembre 2018

Dans un futur proche du nôtre, David Moitet dans son nouveau roman nous offre, une vision où la Terre est en souffrance. Il a choisi d'y concrétiser toutes les peurs actuelles pour le futur : pollution à l'extrême, surpopulation, problème de ressources alimentaires et robotisation abusive. Le rythme du roman est soutenu et le suspense à la fin du livre tout à fait prenant. Au final, un bon petit livre de SF, assez court, accessible à tous même s'il est dédié à la jeunesse et qui promet un bon moment de lecture. Mention spéciale à la couverture de toute beauté.

Les gens dans l'enveloppe (Isabelle Monnin)

note: 5Les gens dans l'enveloppe Yann - 31 août 2018

Les gens dans l'enveloppe sont multiples.
Les gens dans l'enveloppe sont à la fois réels, et à la fois imaginaires, faits de mots et de notes de musique.
Les gens dans l'enveloppe, c'est un projet fait de rencontres, de grandes joies, de petites déceptions.
Les gens dans l'enveloppe, c'est le talent conjugué d'un musicien nostalgique et d'une auteure inspirée et inspirante.
Les gens dans l'enveloppe, c'est un roman, une enquête, des chansons.
Les gens dans l'enveloppe, c'est la beauté de vies simples, un témoignage sur les petites gens, la France d'en bas.
Les gens dans l'enveloppe, c'est l'entremêlement de vies inventées et de vies réelles, "où quand la réalité rejoint la fiction".
Les gens dans l'enveloppe, c'est beau, c'est sensible, c'est touchant, c'est nostalgique, c'est prenant !

Betty Boob (Véronique Cazot)

note: 4Girl power Erwann - 2 août 2018

Un vrai tour de force que ce one-shot ! Sans aucun texte, Véronique Cazot et Julie Rocheleau montrent avec force et justesse la manière dont leur héroïne parvient à accepter son corps après avoir perdu un sein, alors que la société lui laissait entendre qu’elle était devenue un monstre. Une histoire poignante et très inspirante dont le trait coloré et burlesque achève de nous bouleverser et de nous réjouir ! Une BD revigorante qui a justement remporté le prix FNAC BD 2018

Michaël Gregorio - J'ai 10 ans (Michael Gregorio)

note: 4Comme un caméléon Yann - 1 août 2018

10 ans de carrière déjà pour Michaël Gregorio ! Et Monsieur s'offre Bercy. Rien de moins ! C'est à un concert grandiose que nous invite ce showman de talent. L'homme aux mille voix virevolte d'un registre à l'autre (rap, jazz, chanson française, classique...), d'une personnalité à l'autre : de Brel à Stromae en passant par Maître Gim's, Johnny ou U2. Et parce que 10 ans, ça se fête, Michaël Gregorio s'est entouré d'invités de prestige qui se sont fait visiblement un plaisir de venir partager la scène avec un artiste aussi généreux que drôle. S'il fallait encore convaincre de regarder ce spectacle, j'ajouterai juste que la débauche de lumière, d'effets spéciaux sur scène mais aussi d'énergie et d'humour déployé par l'imitateur vaut véritablement le coup d’œil.

Birkin Gainsbourg : le symphonique (Jane Birkin)

note: 4Jane B. Yann - 27 juillet 2018

On connaissait Jane Birkin folle amoureuse de Serge Gainsbourg. On la savait défenseure acharnée de l'oeuvre de son ancien compagnon. On la redécouvre ici en fervente pasionaria des mélodies et des paroles de l'homme à la tête de chou. Accompagnée de l'orchestre symphonique de la radio polonaise, elle signe ici 21 pépites aux arrangements magnifiques. On retrouve bien sûr de grands classiques comme "La javanaise" ou "La gadoue" mais aussi des titres moins connus. On se plaît alors à écouter différemment ces morceaux et à redécouvrir les textes de "son" Serge. Absolument sublime !

Last Man n° 01
Last Man. 01 (Balak)

note: 5Série multi-primée ! Yann - 25 juillet 2018

Mêlant étroitement science-fiction et heroïc-fantasy, ce manga à la française est un vrai cocktail détonant d'action et de baston. Les trois auteurs ont réussi à créer un vrai feuilleton aux personnages attachants qu'on se plaît à retrouver volume après volume. Pleine d'humour, on trouve également dans cette série de multiples références à la pop culture (de Dragon Ball au Seigneur des Anneaux en passant par Jean-Paul Belmondo...). A découvrir de toute urgence !

Juste une ombre (Karine Giebel)

note: 5Juste une ombre Isa - 12 juillet 2018

Angoissant

Sisters (Michelle Adams)

note: 2Sisters Isa - 12 juillet 2018

ça peine à avancer. C'est longuet.