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Le perroquet (Espé)

note: 4Enfance en souffrance Yann - 7 juin 2018

Les images valent parfois plus que des mots. Cette formule prend tout son sens avec la bande dessinée d'Espé. Il y raconte des souvenirs d'enfance liés à la maladie psychologique [...]

Demain est un autre jour (Lori Nelson Spielman)

note: 3Qu'avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ? Yann - 6 juin 2018

Alors qu’elle vient de mourir, la mère de Brett lègue à sa fille une liste de dix objectifs à réaliser avant un an pour pouvoir toucher son héritage. Parmi ceux-ci [...]

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Les derniers coups de coeur

 

Le perroquet (Espé)

note: 4Enfance en souffrance Yann - 7 juin 2018

Les images valent parfois plus que des mots. Cette formule prend tout son sens avec la bande dessinée d'Espé. Il y raconte des souvenirs d'enfance liés à la maladie psychologique de sa mère. Celle-ci souffrait de "troubles bipolaires à tendance schizophrénique" se manifestant en crises de démence très violentes. Bastien, 8 ans, alterne des moments de tendresse, d'humour, de désarroi, de peur, d'incompréhension vis-à-vis de sa mère, tantôt présente, tantôt en centre psychiatrique.
La virtuosité d'Espé, c'est d'avoir su conserver son regard d'enfant pour narrer ses souvenirs. Cela donne une force intense au récit et nous met dans une situation de lecture inconfortable, douloureuse et empathique. Pour autant le dessin très coloré, presque enfantin, de l'auteur permet de mettre de la distance et nous permet de souffler. Avant une chute brutale et triste. Un album à saluer et à rapprocher du titre "Mal de mère" de Rodérick.

Demain est un autre jour (Lori Nelson Spielman)

note: 3Qu'avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ? Yann - 6 juin 2018

Alors qu’elle vient de mourir, la mère de Brett lègue à sa fille une liste de dix objectifs à réaliser avant un an pour pouvoir toucher son héritage. Parmi ceux-ci : tomber amoureuse, acheter un chien, reprendre l’enseignement, avoir un bébé, faire la paix avec son père… A chaque objectif réalisé, une lettre de sa mère l’attend. Brett se demande très vite ce qui a pris sa mère : elle a déjà un travail qui lui plaît, un homme dans sa vie et son père est mort… Pourtant cette liste de projets à atteindre va bouleverser sa vie !
Dès les premières pages, on s’attend à une comédie romantique stéréotypée., Bien sûr, la lecture reste légère et facile à lire. Brett est une jeune femme de bonne famille « pourrie-gâtée », souvent agaçante et pleurnicheuse, qui vit une existence confortable,. Pourtant, il y a du fond dans ce roman. Au contact des autres, des malheureux notamment, Brett évolue, se transforme, voit la vie autrement. Avec un message essentiel, au final : il faut vivre, aimer et profiter de sa famille comme on l’entend sans avoir peur du regard des autres. Un roman « feel-good » qui aide à se sentir bien, portée par la voix pleine d’humour et de légèreté de la comédienne Ingrid Donnadieu.

Whatever it takes (James Hunter Six (The))

note: 4The James Hunter Six, soul vintage Erwann - 15 mai 2018

Difficile de résister plus deux minutes à la musique Soul funk Rhythm and blues vintage de The James Hunter Six. C’est le deuxième album du chanteur britannique pour l’indispensable label Daptone, qui rappelons-le, a vu deux de ses artistes les plus importants disparaître en 2016 et en 2017 (Sharon Jones et Charles Bradley). Whatever It Takes se révèle extrêmement varié, avec des titres qui rappellent par leur entrain et par la chaleur qu’ils dégagent autant les musiques funk endiablées de James Brown que les balades langoureuses des regrettés Sam Cooke et Ray Charles. Un album à déguster en toutes circonstances, un régal !

Macha (Flora Grimaldi)

note: 4Errance, l'île fantastique Yann - 28 avril 2018

Lorsque les humains mettent le pied sur Errance, ils découvrent une île où vivent en paix depuis des millénaires différents peuples de Créatures fantastiques. Assoiffés de nouvelles terres, les humains leur déclarent la guerre. Macha et Ronan forment un couple de Danaïdes pris dans l'engrenage de la violence. Touché par une flèche, Ronan meurt. Macha n'a qu'une solution : aller le chercher dans l'Autre-Monde. Ce voyage changera sa destinée à tout jamais.
On retrouve avec plaisir le personnage de Macha, mi-femme, mi-renard que l'on avait découvert dans le premier tome consacré à Bran. Ce conte en constitue d'ailleurs une préquelle. On y découvre les origines de la guerre entre humains et créatures et le passé de Macha. Jolie fresque d'heroïc-fantasy, ce récit captive enfants comme ados. Magie, amour, guerre forment un beau cocktail. Ajoutez-y les magnifiques dessins de Maike Plenzke et vous obtenez une bande dessinée intelligente qui invite à la détente et à l'imaginaire.

Le Caire confidentiel (Tarik Saleh)

note: 4Egypte noire Erwann - 21 avril 2018

Une ville grouillante et corrompue jusqu'à la moelle à quelques jours d'une révolution, un inspecteur taciturne et obstiné entouré d'autres flics aussi pourris que tordus, une femme fatale, des faux-semblants et des êtres en perdition: voilà qui devrait parler à tout bon fan de polar ! Et effectivement "Le Caire confidentiel" est un excellent film noir, poisseux, qui suit pas à pas la rédemption progressive d’un flic aussi corrompu que ses pairs, mais qui se retrouvera malgré lui piégé de toutes parts... Le film policier étant un genre ou l’innovation est assez difficile à mettre en place, les grands polars se démarquent souvent par leur atmosphère. C'est le cas ici, le film de Tarik Saleh disposant d’une ambiance à part, qu’il distille avec brio au fil d’un scénario qui suit l’histoire récente de la nation égyptienne. Un polar tendu et engagé, qui n’a rien à envier à ses homologues américains, bien au contraire...

La fissure (Guillermo Abril)

note: 5L'inquiétant portrait d'une Europe lézardée Erwann - 17 avril 2018

Décembre 2013. La rédactrice d’El país Semanal contacte le journaliste Guillermo Abril : « Je veux que tu voyages aux frontières de l’Europe. Choisis 3 ou 4 destinations, les endroits les plus chauds sur la ligne de démarcation européenne ». Un mois plus tard, l’espagnol embarque le photographe Carlos Spottorno pour sillonner pendant deux ans les limites de l’Europe, de l’Afrique à l’Arctique, et rencontrer des réfugiés, des policiers. Il en résulte un album choc, très lisible malgré le nombre de problématiques abordées, où les instants de vie sont saisis sur le vif, grâce à des photos aux couleurs saturées. Sans verser dans le sensationnalisme, Spottorno et Abril évoquent l’ampleur du désastre qui frappe à nos portes,mais aussi la montée des nationalismes qui l'accompagne à travers l’Europe. Un album essentiel pour comprendre une situation inextricable qui devrait réveiller nos consciences plutôt que nos bassesses, au risque de laisser les fissures qui lacèrent déjà l'Union européenne et son rêve primordial de paix et de liberté se répandre et la faire sombrer corps et âme dans la Méditerannée...

Le chat du dalaï-lama (David Michie)

note: 5Le chat-moine ! Yann - 30 mars 2018

Vous souhaitez vous initier au bouddhisme mais vous n’avez pas le courage de lire un traité ou un livre documentaire… David Michie a pensé à vous ! Avec son roman «Le chat du dalaï-lama », il offre au lecteur néophyte un ouvrage qui permet de comprendre les notions-clé de cette philosophie millénaire. Et tout cela par le truchement d’un matou. Et pas n’importe lequel ! Celui recueilli par Sa Sainteté le Dalaï-Lama. A ses côtés, cette jolie minette va améliorer son existence et trouver la voie qui mène au bonheur : penser aux autres plutôt qu’à soi, voir au-delà des apparences, se connaître pour mieux s’écouter et s’améliorer, ne pas se poser de limites. Un chapitre, une leçon de sagesse. Voici un livre précieux qui fait profondément réfléchir. Yann

Ma meilleure amie s'est fait embrigader (Dounia Bouzar)

note: 5Pour comprendre l'incompréhensible... Hélène - 29 mars 2018

Après avoir recueilli pas loin d'un millier de témoignages de jeunes gens embrigadés par Daech, Dounia Bouzar a décidé de leur rendre hommage à travers un récit. Cette histoire forte et poignante se situe à mi-chemin entre le roman et le documentaire. L'auteure, spécialiste en la matière, fait le tour de la question sans lourdeur ni morale mais avec un œil d'experte, passant en revue les méthodes sectaires utilisées pour recruter des jeunes plus fragiles que les autres. Basé sur des faits réels, ce roman indispensable dénonce un système de croyance totalitaire et corrompu. Une lecture préventive à mettre dans toutes les mains «pour faire une chaîne de la vie contre celle de la mort».

Ruby tête haute (Irène Cohen-Janca)

note: 5Norman Rockwell The problem we all live with. . Hélène - 27 mars 2018

Des illustrations à couper le souffle, d'une beauté et d'une grande puissance.
Une entrée dans l'histoire de la fin de la ségrégation en Louisiane par l'art.
L'histoire de Ruby comme celle de Rosa Park mérite de multiples adaptations afin de ne pas oublier et celle-ci est vraiment remarquable.
Le texte, certes long, est simple et à la portée des enfants qui pourront facilement s'imaginer aux côtés de Ruby dans sa classe et sur le chemin de l'école.
La grande force évocatrice des peintures complète parfaitement le texte. Album de toute beauté d'une énergie et d'une force éblouissante.

Ooz (King Krule)

note: 5Le magicien d'Ooz Erwann - 6 mars 2018

Une voix sans âge, tonnante et déchirée, sortant d’un corps d’adolescent maigre et pâlichon : voilà résumé le choc physique de ma première rencontre avec Archy Marshall, jeune Londonien d’à peine 19 ans, qui en 2013 sortait son premier album sous l’alias King Krule. Un ovni total, autant vocal que musical, qui confirme avec son deuxième long-format que sa bizarrerie est on ne peut plus addictive. Son mélange à nul autre pareil de trip-hop, de jazz, d’ambient et de punk marie avec un naturel désarmant chaud et froid, rage et désespérance. Une musique magique, aventureuse, sortant des poncifs rebattus et usinée avec une telle sincérité qu’on ne peut que fondre !

Les nains (Markus Heitz)

note: 4Héroïc-fantasy ! Logan - 2 mars 2018

Dans son roman « Les Nains », Markus Heitz met en scène l’aventure épique de Tungdil : un jeune nain forgeron envoyé en mission par son père adoptif le grand magicien Lot-Ionan. Sur son chemin, Tungdil rencontre Boïndil et Boëndal, deux jumeaux, qui vont le mener jusqu'à l’un des six grands royaumes nains. Le grand roi y est souffrant et le seul volontaire au trône y est manipulé par un allié des forces du mal. Tungdil se livre alors à une course contre la montre pour succéder au grand roi et pour sauver le Pays Sûr de l’armée d’orcs, de trolls, d’albes et d’autres forces des ténèbres qui marchent au même moment sur les bastions protégeant Nains, Hommes et Elfes des hordes du mal… Une aventure qui mènera Tungdil et ses amis partout à travers le Pays Sûr.
« Les Nains » est une série de romans d’aventure qui rappelle le monde du « Seigneur des Anneaux » et qui vous emporte dans un monde magique rempli de créatures, de monstres fantastiques et où une guerre sanglante fait rage. Une histoire avec beaucoup d’action, très intéressante, avec un talent de narration qui vous immerge dans le monde des Nains et qui ne vous laisse pas le temps de respirer.

Comme des bêtes (Chris Renaud)

note: 4Mais que font nos animaux de compagnie pendant notre absence ? Hélène - 27 février 2018

Original et drôle, ce film d'animation rythmé du début à la fin ravira les enfants et les adultes. Le scénario ingénieux met en scène les rivalités, mais aussi l'esprit de coalition des animaux de compagnie, qui durant une journée très mouvementée nous font très vite oublier leurs maîtres. Un bon film à voir en famille.

Starve (Brian Wood)

note: 4La faim justifie les moyens Erwann - 23 février 2018

Légende des fourneaux et des petits écrans, Gavin Cruikshank s'est depuis quelques années échappé du cirque médiatique. Caractériel, toxicomane et totalement parano, l'homme vit au fin fond de l'Asie lorsque les producteurs de l'émission phare qu'il a créée viennent le déloger. L'occasion pour Cruikshank d'aller solder quelques vieux comptes en ville...
Critique saignante de la surmédiatisation de la gastronomie et des grands raouts télévisuels, où la vérité de l'assiette pèse si peu face à l'audimat, Starve entonne un refrain bien connu des gastronomes. Mais l'album de Brian Wood (Northlanders, Local DMZ,...) va plus loin : il souligne également la dérive d'un art devenu marqueur social, une façon de s'épater entre riches amis, quel qu'en soit le prix pour les ressources et l'environnement... Danijel Zezelj , dessinateur croate, fait ici merveille aux illustrations, régnant en maître sur les noirs et les encrages. Comics ultra-efficace doublé d'une critique sociale d'une rare virulence, Starve devrait ravir les papilles des gastronomes du 9ème art!

Gabrielle ou le jardin retrouvé (Stéphane Jougla)

note: 3Folie douce Yann - 23 février 2018

Vous êtes-vous déjà demandé s'il était possible de devenir fou par amour ? Fou de chagrin, fou de tristesse, bien sûr ! Mais fou par amour ? Dans son roman, Stéphane Jougla nous démontre que ce peut-être le cas. Gabrielle, la compagne de Martin, perd la vie dans un accident de voiture. Le jeune homme perd pied avec la réalité : il nie la mort de son amie, se brouille avec ses beaux-parents, perd son emploi. Ne lui reste que les livres de Gabrielle et le jardin qu'elle entretenait avec passion. Les livres l'attirent, l'entretien du jardin l'effraie... C'est pourtant grâce aux deux qu'il découvrira un étrange secret. Mais loin de l'aider à faire son deuil, ce secret le plonge dans une folie douce.
Court, efficace, ce roman se lit d'une traite. A la simplicité d'écriture de l'auteur se mêlent les extraits des romans préférés de Gabrielle que lit Martin. L'occasion de découvrir de beaux extraits de Prévert, Defoe ou Virginia Woolf. "Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut." disait Cicéron. Avec le personnage de Martin, Stéphane Jougla nous prouve que cette citation n'est pas si loin de la "réalité"...

Va'a (Benjamin Flao)

note: 4Pour rêver et s'évader... Yann - 20 février 2018

A mi-chemin entre la bande dessinée et le carnet de voyage, ce récit, dessiné à quatre mains par Troub’s et Benjamin Flao, propose au lecteur un voyage en Polynésie Française. Partis pour suivre le projet de construction d’une pirogue dernier cri aux Tuamotu, les deux auteurs nous racontent surtout leur vie quotidienne dans l’atoll de Fakarava, leurs rencontres avec la population locale et leurs tentatives - drôles ! – pour retaper et faire naviguer d’anciennes embarcations. Leur recherche de matériel de navigation, leurs va-et-vient sur ce bout de terre de 16 km² est l’occasion de raconter l’histoire des Tuamotu, d’évoquer les modes de vie traditionnels qui se sont perdus, la relation qu’entretiennent les habitants avec Tahiti… Le rythme de vie des îles calme, posé, lancinant, s’impose à nous à la lecture. C’est à un véritable voyage immobile que nous invitent Troub’s et Flao, porté par leurs sublimes aquarelles et illustrations.

Les Frères amish (Marie Kuhlmann)

note: 4Les frères amish Marie - 6 février 2018

Très beau roman sur les Amish ! Il explique bien l'origine de la secte. Les personnages sont attachants et le tout est bien construit. J'ai appris des tas de choses !

Butterfly kiss (Michael Winterbottom)

note: 5L'amour à mort Erwann - 30 janvier 2018

On ne remerciera jamais assez certains éditeurs DVD (ici Outplay) pour leur travail de réédition de films méconnus et/ou passés inaperçus lors de leur sortie en salles. Ce Butterfly kiss, premier long-métrage cinéma de Michael Winterbottom (24 hour party people, Tournage dans un jardin anglais...), le méritait largement . Tourné en 1995, ce road-movie sauvage et désespéré suit les pas d'Eunice, femme marginale et dangereuse , qui cherche dans le meurtre une rédemption qu'elle ne trouvera jamais. Sa route va croiser celle de Miriam, une caissière réservée et solitaire, qui va tout quitter pour la suivre dans sa course effrénée vers toujours plus de chaos et de violence... Un film assez radical dans son esthétique et ses ruptures de ton, tout en tension et porté par un duo d'actrices extraordinaires : Amanda Plummer (Pulp Fiction, The Fisher King,...) et Saskia Reeves (Wolf Hall, Luther,...). Il aurait été vraiment dommage que cette oeuvre puissante et habitée reste dans l'ombre plus longtemps!

Soundbreaking (Maro Chermayeff)

note: 4Une histoire de la musique enregistrée Erwann - 12 janvier 2018

La série documentaire en six épisodes initiée par George Martin, mythique producteur des Beatles, brosse à grands traits un siècle d'évolution de l'enregistrement du son et de son impact sur la musique telle qu'on l'entend aujourd'hui. Mine de témoignages et d'archives passionnants, avec des fulgurances mais aussi quelques raccourcis (il faut dire que le sujet est vaste), Soundbreaking est une passionnante odyssée qui suit pas à pas l'appropriation par les artistes des innovations technologiques tout au long du 20ème siècle.

Chiisakobé : le serment de Shigeji n° 1
Chiisakobé. 01 (Minetarō Mochizuki)

note: 5Chiisakobé ou l'art délicat d'exprimer ses sentiments Erwann - 11 janvier 2018

Minetaro Mochizuki (auteur de la série culte Dragon Head) transpose à l’époque moderne un classique de la littérature japonaise qui prenait originellement place à l’époque d’Edo (1600-1868). A travers un magnifique trait aéré et un rythme assez contemplatif, le mangaka construit un récit tragi-comique des plus prenant, où l’action compte moins que ce qui se passe dans la caboche des différents protagonistes. Leurs émotions et leurs difficultés à les exprimer sont magistralement captées sur papier, et l’on ressent très vite de l’empathie pour ces personnages en reconstruction. Un beau récit dans le Japon d’aujourd’hui, poétique, profond, accessible et à l’humour assez singulier. Un must, justement récompensé en 2016 par le Prix Asie de la Critique ACBD .

Boréal Express (Chris Van Allsburg)

note: 5Incontournable conte de Noël... Hélène - 20 décembre 2017

Voici le livre qui a inspiré le dessin animé Pôle express. Un album magnifiquement illustré par Chris Van Allsburg est à lire absolument en cette période de noël.
L'histoire nous plonge dans la magie de Noël.
C'est un enchantement jusqu'à la conclusion qui est très émouvante. Je ne sais pas pour vous mais moi, j'entends tintinnabuler les clochettes à chaque fois que je le lis.

Galet et Galette
La rencontre (Éric Simard)

note: 5Un petit album à croquer ! Hélène - 9 décembre 2017

Cette petite histoire d'amour entre un galet et une galette est à croquer ! Un texte qui craque et croustille sous la dent et des illustrations originales en font un petit album à lire et relire à haute voix avec plaisir...

On l'appelle Jeeg Robot (Gabriele Mainetti)

note: 4Si t'es pas cape... Erwann - 7 décembre 2017

Depuis quelques années, Hollywood s’est emparé de la figure du super héros pour en faire un produit formaté, souvent bien lisse et sans surprises. Mais il existe encore de vrais réalisateurs passionnés, qui comme Dominique Mainetti n'ont pas besoin de centaines de millions de dollars pour déclarer leur amour au cinéma de genre. Pour 1.7 millions d'euros (le budget cantine du prochain Avengers...), le réalisateur italien nous livre une oeuvre qui fait l'effet d'un grand bol d'air frais! Mélange réussi de drame social et de film de justicier, "On l’appelle Jeeg Robot" est une histoire fantastique, drôle et décalée, bref du cinéma populaire efficace et divertissant. Les Marvel Studios ne peuvent pas toujours en dire autant... Alors, cape ou pas cape ?

Mon papa et moi (Benjamin Perrier)

note: 5Pour rêver et se laisser porter Hélène - 25 novembre 2017

Pour les Papas plein d'imagination, les petites filles qui les adorent...
Une belle histoire sur la relation d'un père et de sa fille, entre imaginaire d'enfant et réalité d'adulte...pour rêver et se laisser porter...

Imbattable n° 01
Justice et légumes frais (Pascal Jousselin)

note: 5Imbattable, inratable ! Yann - 25 novembre 2017

Il serait bien imprudent de ne voir dans "Imbattable" qu'une simple BD de super-héros ou d'humour. Bien sûr, le héros a des super-pouvoirs mais ceux-la sont intrinsèquement liés au principe de narration de la bande dessinée. Pascal Jousselin a eu l'ingénieuse idée d'utiliser le principe de la BD (planche, cases, strip, bulles et surtout ellipse narrative) pour faire évoluer son personnage et jouer avec la narration. Ainsi Imbattable peut-il voyager d'une case à l'autre vers le haut, le bas, anticiper un déplacement dans la page pour arrêter un criminel ou sauver un chat... C'est d'une finesse et d'une intelligence rare, c'est drôle et ça plaît à tout âge !

Mon grand-père (Christine Schneider)

note: 4L'amour et l'absence Yann - 15 novembre 2017

Avec des mots qui sonnent comme un poème, des mots doux et tendres, des mots qui enlacent et qui font sourire, Christine Schneider parvient à raconter la tendresse que partagent un grand-père et un petit-fils. "Mon grand-père, c'est très grand avec lui, grand et gros. Mon grand-père, c'est ma petite-tête contre son gros ventre". Les illustrations de Gilles Rapaport sont elles aussi extraordinaires : ce grand-père tout en rondeur ressemble étrangement à Charles de Gaulle. Ses grands bras, ses grandes oreilles, son long nez sont gigantesques face à son petit-fils. Mais quel plaisir pour celui-ci de se lover près de son papi. Un album beau, doux, gentil mais qui dit aussi avec pudeur l'absence d'un grand-père quand il est parti...

Andersen (Nathalie Ferlut)

note: 5Les affres d'un conteur Yann - 2 novembre 2017

Poucette, Le vilain petit canard, La petite sirène, La petite fille aux allumettes... D'Hans Christian Andersen, on retient surtout ses contes. Mais que sait-on vraiment de l'homme, de l'écrivain ? Sous-titrée "les ombres d'un conteur", cette bande dessinée, narrée par le Petit soldat de plomb, s'intéresse aux affres de la vie de ce danois du XIXe siècle. Et des ombres sur sa vie, il y en eut plusieurs, à commencer par son œuvre littéraire elle-même : il fut à la fois romancier, poète, dramaturge mais on ne retint de lui que ses contes qui lui amenèrent la célébrité. Ces mêmes contes qui recèlent en chacun d'eux des éléments de sa vie d'homme : attiré par les garçons, il refoula toute sa vie sa sexualité en voyageant à travers l'Europe et le Mahgreb. Resté enfant (dans sa tête) très longtemps, Andersen se réfugia toute sa vie dans l'écriture et l'imagination, vivant presque en marge de la bonne société danoise. Tour de force narratif donc pour cet album, mais également intensité graphique. Nathalie Ferlut qui nous avait déjà offert le magnifique "Eve sur la balançoire" s'est irrémédiablement plongée dans l’univers d'Andersen. Ces cases regorgent de détails, de personnages issus des contes, de papiers découpés qu'affectionnait tant Andersen. Chaque page est un cadeau pour les yeux, chaque case un tableau miniature que l'on pourrait passer des heures à contempler. Tantôt réaliste, tantôt onirique, cette bande dessinée écrite sous la forme d'un conte rend hommage à l'un des plus grands écrivains du XIXe siècle.

Reconquêtes n° 01
La Horde des vivants (Sylvain Runberg)

note: 4Une épopée grandiose ! Yann - 23 octobre 2017

Dans cette série en quatre tomes, Sylvian Runberg et François Miville-Deschênes nous plongent dans une épopée grandiose, en pleine Antiquité, en Asie Mineure. Mâtinée de légendes, cette grande fresque historique oppose l'alliance de trois peuples scythes à un roi hittite. Méconnues ces trois civilisations méritent d'être redécouvertes au cœur de ce récit narré par une jeune scribe venue de Babylone et qui se révèlera bien plus qu'un simple observatrice... Cette saga, parfois violente (mais n'est-ce pas l'époque du récit qui veut cela ?) réjouira les amateurs de bande dessinée historique et fantastique. Complots, rebondissements, suspens, rien ne manque ! Les dessins de François Miville-Deschênes semblent un peu figés au premier abord mais donnent pourtant toute leur mesure et leur beauté lors des scènes de bataille et de combats. La mise en page de certaines doubles pages est sublime, révélant le talent de dessinateur de cet artiste à suivre.

Un grand jour de rien (Beatrice Alemagna)

note: 3Prix Landerneau des albums jeunesse 2017 ! Hélène - 17 octobre 2017

Votre enfant est collé à sa console...voici une histoire conçue spécialement pour lui...

La fille du 14 juillet (Antonin Peretjatko)

note: 4Bienvenue chez les fous ! Erwann - 14 octobre 2017

"La fille du 14 juillet" est un film en mouvement perpétuel, complètement foutraque, mélangeant dans sa fuite en avant comique burlesque, poésie visuelle, jeux de mots, blagues audacieuses à peu près sans limite, tout ceci entre garçons et filles qui se courent après, font de l’équilibrisme sur bouteilles vides, vidangent quantité de bouteilles pleines, se font servir de la soupe de cheval dans des assiettes trouées, le tout dans une France qui avance sa rentrée d’un mois pour cause de crise… Tout est bon pour le réalisateur et sa bande d’acteurs (tous excellents, mention spéciale à la belle Vimala Pons et à Michel Trinquecoste alias l’inénarrable docteur Placenta) tant qu’il y a de l’énergie, de la loufoquerie et une bonne couche de surréalisme… Mais le meilleur dans tout ce bazar c’est que malgré cette profusion, le film se tient et arrive à trouver un équilibre dans cet imaginaire pourtant débordant, sans que le spectateur ressente une quelconque lassitude ou une sensation de trop plein.Un premier long-métrage (suivi en 2016 par « La loi de la jungle », tout aussi recommandable) qui fait souffler un vent de liberté et de fraîcheur sur le cinéma comique français qui en avait vraiment besoin !

Lamomali (Toumani Diabaté)

note: 5J'adorrrrrrrrrrrrreeeee....! Hélène - 12 octobre 2017

Si la grisaille automnale vous envahit, voici un CD qui va ensoleiller votre journée... J'aime particulièrement le mélange des sonorités africaines et occidentales qui s'entremêlent avec délicatesse...

Brosse tes dents ! (Mélusine Allirol)

note: 5Efficace pour apprendre à se laver les dents tout seul ! Hélène - 22 septembre 2017

Vous souhaitez que votre enfant apprenne à se brosser les dents tout seul. Voilà un livre efficace et drôle...mais attention, on risque de vous demander de le lire matin et soir pendant des jours et des jours...

Manifest destiny n° 01
La faune et la flore (Chris Dingess)

note: 4Coup de coeur comics Erwann - 19 septembre 2017

Début XIXème siècle. Les capitaine Lewis et Clark sont mandatés par le président Jefferson pour explorer les vastes terres sauvages des Etats Unis et recenser les tribus et autres espèces inconnues. Ils vont rapidement se trouver face à d’étranges et dangereuses créatures... Une brillante épopée qui mêle avec maîtrise Histoire et éléments fantastiques. L'auteur reprend ici les principaux événements liés à l’expédition de Lewis et Clark en leur insufflant un tempo d'enfer, une bonne dose d'action et quelques étranges bestioles. Et çà marche à 100% : on passe tout le volume collé aux basques des deux aventuriers et de leur équipe et on a grand plaisir à découvrir en même temps qu'eux un nouveau monde hostile et merveilleux. Une histoire très dynamique, emplie de péripéties, de créatures lovecraftiennes et magnifiée par un dessin et des couleurs de toute beauté. Coup de cœur !

Spotlight (Tom McCarthy)

note: 4Un scandale toujours d'actualité... Hélène - 19 septembre 2017

Adapté de fais réel, ce film nous interpelle sur le scandale de pédophilie au sein de l’Église Catholique. A travers l’enquête des journalistes on comprend l'ampleur des faits...Ce film nous donne à réfléchir sur un sujet toujours d'actualité malheureusement.

Al-'an ! (Oiseaux-Tempête)

note: 4Merveilleusement inclassable Erwann - 7 septembre 2017

La musique d'Oiseaux-Tempête est mouvement, mélange, souffle, cri, murmure et bien plus encore... La musique d'Oiseaux-Tempête est rock, jazz, blues, traditionnelle, électronique, lardée de bruits du quotidien. La musique d'Oiseaux-Tempête souffle le chaud et le froid, le calme et la colère, l'urgence et le recueillement. La musique d'Oiseaux-Tempête est surtout au-delà de toute idée préconçue, entre Orient et Occident, originale sans pour autant être hermétique. Il faut savoir lâcher prise à l'écoute d'un tel album, se débarrasser de ses œillères, de ses barrières. Une condition sine qua non pour entrer de plain-pied dans une oeuvre comme on en entend peu !

A monster calls (Juan Antonio Bayona)

note: 3Préparez les mouchoirs ! Erwann - 6 septembre 2017

Adapté par Patrick Ness de son propre roman, "Quelques minutes après minuit" est réalisé par J.A. Bayona, qui avait déjà brillamment évoqué les peurs de l'enfance dans son film "L'orphelinat". Bayona couple ici son inspiration fantastique à une trame mélodramatique, dans un mélange d'intimisme et de spectaculaire à la Spielberg . Entre poésie et noirceur, le réalisateur respecte les codes du conte et arrive à trouver le bon équilibre, sans tomber dans la niaiserie ni le thriller psychanalytique. Un belle réussite que ce film hybride, visuellement sublime, qui distille son émotion par petites touches pour mieux nous terrasser dans un final aussi spectaculaire que bouleversant. Une vraie curiosité !

Eastern Boys (Robin Campillo)

note: 4Dérangeant, âpre, humain et intimiste ! Yann - 4 septembre 2017

Dérangeant, troublant, âpre, parfois carrément glauque, les qualificatifs ne manquent pas pour ce film de Robin Campillon. Pour autant, bien que le pitch de départ soit déroutant (un quadra qui drague un jeune homme gare de l'Est et l'invite chez lui moyennant finance se fait piéger par un gang de garçons de l'Est), le récit bascule très vite dans le fait de société et interroge : que fait-on de ces migrants livrés à eux-mêmes ? Bien sûr, Daniel reste condamnable. Bien sûr, on ne comprend pas pourquoi il cherche à tout prix à revoir Marek après le piège qui lui a été tendu. Mais il reste de ce film une histoire de passion amoureuse qui se transforme en histoire d'humanité. Daniel veut sauver Marek de sa misérable situation, de la bande qui le retient prisonnier, de cet hôtel minable où il vit... Alors certes ce film reste dérangeant, âpre et troublant, il n'en est pas moins passionnant, beau, humain et intimiste.

Manchester by the Sea (Kenneth Lonergan)

note: 5Drame familial Yann - 4 septembre 2017

Le réalisateur, Kenneth Lonergan, propose un film intimiste, grave et poignant qui ne laisse pas indifférent. Lee Chandler tente de se reconstruire après un drame familial : c'est un homme meurtri, rude, brut de décoffrage. Mais, à la mort de son frère il doit revenir chez lui à Manchester (USA) pour s'occuper de son neveu. S'occuper d'un ado est en soi une épreuve pour lui mais affronter son passé reste insurmontable...
Voici un drame familial touchant. Le passé de Lee se mêle au présent de Patrick, le neveu par le biais de flashbacks qui nous font prendre conscience de la tragédie qui a fait du protagoniste principal l'homme qu'il est devenu. Saluons au passage la performance de Casey Affleck, totalement et férocement juste dans ce rôle sans concession. Bien que l'atmosphère de ce long-métrage soit pesante, il n'en reste pas moins que l'on ressort de cette histoire le cœur gonflé de mélancolie et de joie mêlées. En effet, le film réserve heureusement quelques moments de respiration, de bonheur. Les magnifiques paysages du Massachussetts achèvent de rendre cette histoire magnifique et tendre.

Résiste (France Gall)

note: 4Prouve que tu existes ! Yann - 5 août 2017

C'est en regardant la comédie musicale "Mamma mia" qui reprend les plus grands succès d'Abba, que France Gall aurait eu l'idée d'écrire la sienne pour honorer les plus belles chansons de son mari, Michel Berger. Et sans conteste, ça fonctionne ! Energie, humour, bonne humeur sont au rendez-vous de ce spectacle musical. On se prend à chanter à tue-tête "La groupie du pianiste" ou à danser sur son canapé sur "Résiste". Les chorégraphies sont très belles, elles ont été confiées à Marion Motin, la chorégraphe de Christine and the Queens. Un spectacle à ne pas bouder !

Merveilleux voisins (Hélène Lasserre)

note: 3Un album sur le partage et les différences. Yann - 5 août 2017

Dans un immeuble où ne vivent que des moutons très sages et très semblables, le héros s'ennuie... Jusqu'au jour où une famille de loups s'installe dans le quartier. S'ensuivent d'autres emménagements : des cochons, des cigognes, des éléphants. L'immeuble se transforme, les moutons qui ne s'y retrouvent pas quittent les lieux et d'autres familles emménagent.
Voici un joli album dans lequel priment le partage, les différences et les coutumes contre l'enfermement sur soi et le communautarisme. Votre enfant aura plaisir à découvrir les transformations de l'immeuble, les nouveaux animaux et les différences entre chaque page. Cerise sur le gâteau : un petit jeu l'invite à retrouver le képi du policier sur chaque double page. Très sympa !

Doctor Strange (Scott Derrickson)

note: 4Comme c'est étrange ! Yann - 7 juillet 2017

Voici certainement l'un des meilleurs films de la firme Marvel. Pourtant, Doctor Strange n'est pas l'un des super-héros les plus connus de la Maison des Idées. Peut-être aussi, est-ce pour cela que le réalisateur semble avoir eu plus de liberté... Sous sa forme de film de super-héros classique (un homme qui découvre ses pouvoirs), ce long-métrage allie effets spéciaux impressionnants, action à couper le souffle et la touche d'humour Marvel. Un bon gros blockbuster qui en met plein la vue mais met en avant Benedict Cumberbatch, acteur britannique à suivre, excellent dans le rôle d'un médium qui combat ses ennemis sur des plans astraux et dans d'autres univers parallèles...

A Perfect Day : un jour comme un autre (Fernando Leon de aranoa)

note: 4Absurdland Erwann - 23 juin 2017

Pendant la guerre des Balkans, des membres d'une ONG se battent pour dégager le corps d'un homme jeté dans un puits, car celui-ci menace de contaminer la dernière source d'eau potable des environs. Mais les obstacles vont s'avérer nombreux... Le réalisateur espagnol Fernando León de Aranoa, épaulé par un casting international (Tim Robbins, Benicio del Toro, Mélanie Thierry), ose la comédie sur un sujet grave, et expose clairement son point de vue sur les professionnels de l'humanitaire, les profiteurs de guerre et surtout l'incapacité des instances internationales à agir. Une comédie noire efficace, à l'humour mordant, moitié désenchantée, moitié optimiste. Original et décapant

Gengis Khan n° 01
L'homme qui aimait le vent (José Frèches)

note: 4Gengis Khan, l'empereur océanique Yann - 13 juin 2017

C'est à une aventure dans les steppes de Mongolie au Moyen-Âge que nous convie José Frèches, grand amoureux de l'histoire orientale. L'auteur livre ici une biographie romancée du mystérieux Gengis Khan. Divisé en deux tomes, le récit narre dans le premier tome la jeunesse et les premières conquêtes de Temüdjin (le nom mongol de l'empereur) ; le deuxième volume s'intéresse à l'ascension du souverain qui étendit son Empire de la Chine à la mer Noire au XIIIe siècle !
Passionnant du début à la fin, le récit s'intéresse surtout à l'homme : ambitieux, fin stratège, cultivé mais aussi cruel et tyrannique sur la fin de sa vie, Gengis Khan sut saisir l'opportunité de fédérer les clans mongols pour ensuite attaquer les puissantes dynasties chinoises et les pays musulmans du Moyen-Orient. Il s'entoura d'amis, d'alliés et de généraux puissants qu'il mena à la victoire et qui le soutinrent fidèlement jusqu'à sa mort. Dans un style épique et enlevé, José Frèches signe le portrait d'un homme puissant et légendaire qui vécut sa vie entre conquêtes amoureuses et guerrières, entre ambitions démesurées et regrets amers.

La sociologue et l'ourson (Etienne Chaillou)

note: 5Dans les coulisses d'un débat de société Yann - 5 juin 2017

Des premières annonces de la loi en septembre 2012 au vote parlementaire en mai 2013, la loi du mariage pour tous a bouleversé le débat social en France. Discussions à l'Assemblée, querelles à la télévision, manifestations pour et anti-mariage homo, la société se divise. Les réalisateurs de ce documentaire, Etienne Chaillou et Mathias Théry, ont l'ingénieuse idée de suivre la sociologue Irène Théry dans les coulisses de ce débat. Sans rien lui dire, ils l'interviewent régulièrement au téléphone sur l'histoire de la famille, du mariage, de la procréation assistée et de l'adoption. Puis ils décident de raconter ces six mois de débat et de manifestations sous la forme d'un film documentaire mettant en scène marionnettes, jouets et ours en peluche. Les interviews d’Irène Théry servent alors à re-contextualiser ces mois houleux durant lesquels spécialistes, députés ou simples citoyens ont raconté souvent tout et n'importe quoi. L'idée du film n'est pas de prendre parti sur une loi déjà votée ou de raviver les débats mais bien d'offrir un point de vue sur l'évolution des mœurs et de la vie familiale en France depuis plus d'un siècle. Cette évolution sociétale justifie la nécessité d'offrir aux homosexuels le droit de se marier et d'adopter au même titre que les hétérosexuels. Un film essentiel sur le fond et original sur la forme !

Y'a pas de héros dans ma famille ! (Jo Witek)

note: 4Mes parents, ces héros ! Yann - 20 mai 2017

C'est avec finesse et intelligence que Jo Witek aborde un thème important dans son roman : celui du rapport à la famille et de la classe sociale. Maurice cohabite avec son alter ego Mo sans soucis : à l'école, il est Maurice, bon élève, au vocabulaire soutenu ; dans sa famille, il est Mo, P'tite tête, Bouffon à lunettes, l'intello de la famille. C'est parce qu'il se rend chez son meilleur copain pour un exposé, qu'il se rend compte de la différence qu'il existe entre sa famille de gens du voyage, installée dans un quartier populaire et celle plus bourgeoise d'Hippolyte. Dès lors, Mo ne se sent plus à sa place chez lui, un peu honteux de sa famille bruyante et envahissante...
Combien d'enfants vivent cette situation aujourd'hui ? Des centaines à n'en pas douter ! C'est à ces enfants tiraillés entre l'école et la vie de famille, décalés par rapport à leurs copains que ce livre s'adresse avant tout. Pourtant, Mo apprendra bien vite que la discussion, l'écoute au sein de sa famille sont des biens tout à fait précieux. Il peut être fier non seulement de ses parents et de ses frères et sœurs mais aussi de ses aïeux, gens simples, authentiques, généreux. Et ça, ça n'a pas de prix !

Les ogres-dieux
Demi-sang (Hubert)

note: 5A dévorer Erwann - 17 mai 2017

Enfant bâtard d’un Noble-Né, la caste qui domine le royaume, Yori Draken est empli d’un désir de revanche et d’une ambition démesurée. Il aspire à devenir le prochain chambellan au service des Ogres-Dieux et va pour cela se vendre corps et âme…
« Petit », premier livre se déroulant dans l’univers sans pitié des Ogres-Dieux, était déjà une merveille. « Demi-sang », histoire parallèle et non pas suite directe (on peut donc le lire indépendamment), reprend ce même graphisme à l’encre, fabuleusement expressif et riche en détails architecturaux à la Gustave Doré, qui d’emblée nous plonge dans l’ambiance noire de ce conte gothique et cruel. Chaque chapitre est, comme « Petit », séparé par une brève histoire écrite des aïeux (ici des anciens chambellans) qui, en plus d’apporter un côté nostalgique au récit, ajoute de la profondeur à l’univers inventé de toutes pièces par Hubert et Gatignol. Par leur ampleur et la maîtrise du récit et du dessin, «Petit » et « Demi-sang » appartiennent à ce genre d’ouvrages dont on sait, arrivé à la dernière page, que l’on ne les oubliera pas de sitôt. Une réussite indéniable, qu’on aimerait voir prolongée par un troisième ouvrage…

Les Lunettes (Stéphanie Ledu)

note: 5Mes Incontournables P'tits docs ! Hélène - 9 mai 2017

Textes courts, belles illustrations et papier indéchirable font de cette collection un outil idéal pour accompagner et guider l’enfant dès 2 ans, dans la découverte du monde…
Les enfants adorent cette collection, et lisent et relisent avec toujours autant de plaisir les différents tomes.

Dans ce documentaire, on explique avec des mots d’enfants l’ophtalmologie, le travail de l'opticien, les différents problèmes de vue existants et l’histoire des lunettes…Bon nombre de parents nous ont rapporté qu’il a permis à leur enfant de mieux accepter de porter des lunettes.

Le Concours de bisous (Carl Norac)

note: 4Et vous, quel est votre bisou préféré ? Hélène - 9 mai 2017

J'adore cette collection: "les belles histoires des Tout-petits" car les histoires sont vraiment de jolies histoires, je n'ai jamais été déçue.
De plus, elles sont sélectionnées pour enchanter les enfants de 2 à 4 ans et plus. Son format est tout à fait adapté aux petites mains avec des pages de papier glacé très solides.Une collection idéale pour passer des livres cartonnés des tout-petits vers les albums de grands.
L’histoire ici est à croquer, les enfants affichent un sourire béat dès que je la leur lis et ils m’inventent toute sorte de nouveaux bisous.

Au lit, Petit Lapin ! (Jörg Mühle)

note: 5Dodo assuré ! Hélène - 9 mai 2017

Votre enfant a du mal à s’endormir, voici « le livre » qui va lui enseigner les rituels pour s'endormir paisiblement. Une histoire interactive où le lecteur s'en donne à cœur joie pour le plus grand plaisir de l'enfant. Sûrement un futur classique du genre...

We got it from here... thank you 4 your service (Tribe Called Quest (A))

note: 4Last but not least Erwann - 3 mai 2017

Légendaire groupe de hip-hop gorgé de jazz , garant d'un rap politiquement et socialement conscient, A Tribe Called Quest (ATCQ) revient après 18 ans d'absence et la mort de Phife Dawg, l’un de ses membres fondateurs. C’est un album d’adieu, qui clôt une discographie qualitativement très riche, et sans en faire baisser d'un iota le niveau. Ceci grâce à des instrumentaux indémodables et groovissimes, toujours trempés dans l’âme de la musique afro-américaine, et habités par les flows de Q-Tip et Phife Dawg, qui déroulent leurs textes garantis sans ego trip, entre verve militante et poésie populaire. Un pur plaisir, loin d’être gâché par les featurings de Busta Rhymes, Kendrick Lamar, Consequence, Elton John ( !) et Jack White (re !). Un album très réussi et un bel au revoir pour l'un des groupes essentiels du mouvement hiphop.

Ma vie de courgette (Claude Barras)

note: 5Fondu de Courgette Erwann - 3 mai 2017

Il s’appelle Courgette, il est seul au monde après avoir perdu sa maman. Il ne sait pas quoi ressentir, la culpabilité le rattrape. Un policier le conduit au foyer pour enfants, où une nouvelle vie va commencer pour lui, emplie de rencontres et d’histoires aussi dures que tendres… Attention petits et grands, préparez-vous à faire une place dans votre cœur pour Courgette et ses amis ! Ce film d’animation est un véritable bijou de poésie, fin, subtil, drôle, fabriqué avec amour par de grands artistes (avec entres autres Céline Sciamma au scénario, Sophie Hunger pour la musique…). Et le résultat est là : on ne peut que fondre pour Courgette et ses amis, personnages visuellement caricaturaux (on pense un peu aux marionnettes de Tim Burton) mais auxquels on s'attache très rapidement grâce à une animation très fluide et à des dialogues plus vrais que nature (bravo aux enfants qui prêtent leurs voix aux personnages !). Les thèmes abordés sont souvent difficiles (abandon des parents, alcoolisme, prison,…) mais traités avec un tel tact, une telle justesse, que le pathos est tenu à l’écart. Un grand film, bouleversant, plein d’espoir, de couleurs, de rires et de larmes . Un délicat chef-d'oeuvre à ne manquer sous aucun prétexte.